Archives de l’étiquette : Port-Louis

image_pdf

Avr 18

Solidarité avec le peuple guyanais

Samedi 11 avril, à l’appel du mouvement Ensemble !, une vingtaine de militants se sont retrouvés devant le Musée de la Compagnie des Indes Orientales de Port-Louis * pour exprimer leur soutien à la lutte du peuple guyanais. Cette ancienne colonie esclavagiste, département français depuis 1946, connait un sous-développement chronique. Pour prendre quelques exemple, le taux de chômage global est de 22,3 % soit 2 fois celui la France ; Le revenu annuel moyen en Guyane est inférieur de plus de 44 % à celui de l’Hexagone alors que les produits alimentaires sont 45 % plus chers qu’en France ; les services publics sont à l’abandon. « Nous envoyons des fusées mais nous n’avons même pas l’électricité ».

*Le Musée de la Compagnie des Indes Orientales, un lieu symbolique : entre 11 et 12 millions d’Africains ont été déportés vers les colonies du Nouveau Monde du XVe siècle au XIXe siècle, dont environ 1 145 000 par la France.

Avr 06

Ensemble! 56 solidaires du mouvement de toute la population guyanaise

Nous saluons et nous sommes solidaires du mouvement de toute la population guyanaise. Elle a donné naissance au collectif « « Pou La Gwiyann dékolé » « pour que la Guyane décolle » qui refusait dimanche le plan d’aide du milliard d’euros proposé par l’État.

Les grévistes exigent 2,5 millions d’euros pour une réelle égalité territoriale et une vraie justice sociale. La réponse du premier ministre est lamentable : « la demande de la Guyane est irréaliste » dit- il. A qui donc Cazeneuve dispute-t-il le monopole du mépris quand il propose 1,5 milliard qui n’est en fait que la totalité des dépenses déjà engagées et qui produisent la situation que l’on sait. Que l’on sait mal en réalité, rappelons quelques éléments:

Outre les terres confisquées par l’État qui paralyse la paysannerie, les guyanais vivent majoritairement dans la précarité. 1/6 des personnes n’ont pas d’accès direct à un service d’eau potable. Le taux de chômage global est de 22,3 % soit 2 fois celui la France. Le revenu annuel moyen en Guyane est inférieur de plus de 44 % de celui de l’Hexagone et on compte près de 4 fois plus de bénéficiaires du revenu de solidarité active RSA. Les produits alimentaires sont 45 % plus chers qu’en France, les logements 20 % plus chers. Il y a en Guyane 2 fois moins de médecins qu’en France, et il n’y a que 24 médecins spécialistes pour 100  000 habitants. Certaines femmes sont à plus de 400 km d’une maternité et doivent parfois s’y rendre en pirogue.

La situation de l’éducation est catastrophique. Les moins de 20 ans qui sont 43 % de la population (24 % en métropole) sont les plus touchés par la précarité économique. 40 % des 15 24 ans sont au chômage, la moitié des 15 24 ans seulement est scolarisée contre 60 % en France. Seulement 30 % des lycéens parviennent au baccalauréat. 2000 enfants sont déscolarisés. On ne s’étonnera pas que le taux de délinquance soit 13,5 fois plus élevée à Cayenne qu’à Paris.

La santé est en piteux état avec 2 hôpitaux en souffrance et le 3e à Kourou a vu sa vente à des investisseurs privés être in extremis refusée par la ministre de la santé. 60 % des décès à l’hôpital auraient pu être empêchés si les patients avaient été pris en charge dans un hôpital de France. Depuis 10 – 15 ans les demandes des services déconcentrés de l’État ne sont jamais exaucées, les services police justice sont exsangues.

Ce département français d’Amérique voisin du Brésil avec 245 000 habitants pour 84 000 km² est passé du statut de colonie pénitentiaire à celui de territoire qui offre à la République d’être une puissance spatiale en abritant le pas de tir des fusées Ariane. Mais pas un liard des retombées économiques d’Ariane ne revient à la Guyane. « Nous envoyons des fusées mais nous n’avons même pas l’électricité » peut-on lire sur les banderoles. La Guyane offre à la planète la richesse de la forêt amazonienne mais la Guyane ne voit pas un centime de la redistribution des crédits carbone payés par l’union européenne à la France en échange de la protection de cette forêt assurée par le peuple guyanais.

Alors évidemment nous sommes aux côtés des guyanais qui affirment : Ariane ne s’envolera pas tant que la Guyane n’aura pas décollé. Nous appelons à la solidarité, à toutes les formes d’initiative qui peuvent pousser le gouvernement à répondre sérieusement aux revendications légitimes du peuple guyanais.

* Le Musée de la Compagnie des Indes Orientales, un lieu symbolique : Entre 11 et 12 millions d’Africains ont été déportés vers les colonies du Nouveau Monde du XVe siècle au XIXe siècle, dont environ 1 145 000 par la France en 3 340 expéditions de traite. Le commerce triangulaire auquel a participé la Compagnie perpétuelle des indes consistait à armer des navires depuis l’Europe en direction des côtes d’Afrique. Les captifs africains étaient échangés contre des marchandises (textiles, armes, instruments en fer, cauris, objets de la parure, alcool, etc.). Déportés directement vers les colonies d’Amérique.

Rendez-vous samedi 8 avril, 11H, Port-Louis, devant le Musée de la Compagnie des Indes Orientales.

Ensemble ! 56 est dans le Morbihan un mouvement qui agit pour une alternative de gauche écologique et solidaire. https://www.ensemble-fdg.org
>

Nov 21

Santé de la Population en Bretagne – Eléments pour un état des lieux

poisson-rougeL’Association Le Poisson Bouge (Amis en Partisans du Front de Gauche des pays d’Auray et Port-Louis) travaille, entre autres choses, sur la
question de la santé et du système de soin.

Vous trouverez un document réalisé par l’Association intitulé  » Santé de la
Population en Bretagne – Eléments pour un état des lieux ». Il s’agit
d’une compilation de données trouvées sur le site de l’Observatoire
Régional de Santé – Elles sont parfois assez anciennes mais doivent nous
interroger.

Télécharger le document

Port-Louis Riantec: la santé, un droit pour tous?

poisson-rougeLa santé est une préoccupation POUR TOUS. La Bretagne est réputée pour sa qualité de vie, MAIS qu’en est-il ?

Quel est l’état de santé de la population en Bretagne ? 

Quelles propositions pouvons-nous faire pour qu’il soit en mesure de répondre aux besoins de tous ?  

Et le système de santé ? comment va-t-il ? Comment est-il organisé et comment évolue-t-il ? 

Que prévoit la dernière loi Santé : quelles conséquences pour les patients, pour les professionnels de la santé ?

Mettons ces questions en débat !

♦ Avec Hélène Derrien, Présidente de la coordination nationale des comités de défense des hôpitaux et maternité de proximité, ♦ Ludovic Bénabès, CGT Santé Action Sociale, ♦ Projection d’extraits d’un film documentaire réalisé dans un EHPAD et d’un film sur les dispensaires grecs.

JEUDI 3 NOVEMBRE 2016 à 20 H SALLE AUDIOVISUELLE de l’ECOLE PUBLIQUE rue de la Pradène à RIANTEC Entrée libre

Organisation : CGT CH Port Louis/Riantec et Association « Le Poisson Bouge » des Amis et Partisans du Front de Gauche du Canton d ‘Auray / Port-Louis Contact : Alain Barbier :

Mai 03

Hôpital de Port-Louis : rencontre avec des super-héros et des super-héroïnes ! (1)

Les établissements de Port Louis et Riantec sont un seul et même hôpital mais qui se trouve sur ces deux sites, car un temps, le Maire de Port-Louis avait refusé l’agrandissement du site de Port-Louis. Actuellement, il y a le projet de réunir les deux unités dans un même bâtiment  à Riantec. Le site de Port-Louis serait alors vendu à la ville ou à des promoteurs.

Santé 1

Les héros et héroïnes du secteur de la santé de Port-Louis.

Sur Riantec il y a le Service de Soins et Réadaptation, la médecine court séjour, l’Unité de Soins de Longue durée, les lits d’EHPAD (Etablissement d’Hébergement pour Personnes Agées Dépendantes)  sont répartis entre les 2 sites Riantec et Port Louis. En janvier 2011 (année à vérifier), il y a eu transformation d’une grande partie des lits d’Unités de Soins de Longue Durée ( USLD) en EHPAD .

Du fait du maintien à domicile le plus longtemps possible, les personnes qui arrivent en institution sont de plus en plus dépendantes.

Le maintien à domicile est une bonne chose mais du coup lorsque les personnes arrivent, elles ont plus de besoins. Or, comme il y a de moins en moins de personnels, cela aggrave considérablement la qualité de la prise en charge.

De plus, on assiste à une demande de plus en plus importante en traçabilité des soins avec un affichage en termes d’exigences de qualité.

Si  nous sommes des héros, alors il faut neutraliser tous les zéros ! François – AMP

Malheureusement, tout cela diminue le temps disponible avec les patients. La conséquence est la dégradation de la prise en charge et une perte d’autonomie de plus en plus rapide des personnes âgées. Leur lien social est rompu. Par exemple, des patients sont levés 4 heures par jour ou pas du tout.

Du coup, il y a épuisement des personnels, des maladies avec un accroissement de l’absentéisme, des maladies professionnelles pas toujours reconnues, des  invalidités, des départs prématurés en  retraite pour inaptitude. Il y a eu 145 % d’augmentation des accidents du travail ; chutes, piqures, problèmes aux épaules, au dos…

« Ca nous arrive souvent d’être 3 soignants pour 36 personnes  pour faire la toilette, le lever, l’habillage… On rend les personnes grabataires. On leur fait perdre leur autonomie. »

« Il y a des personnes qui nous culpabilisent alors que les problèmes viennent de l’organisation du travail et du manque de moyens humains.….. »

« Quand des cadres vont dans le sens des personnels on peut être sûr qu’ils vont tomber malades. »

«  Quand tu travailles sur de l’humain, tu as forcément une autre vision que l’administration qui est uniquement sur des chiffres. On n’est pas sur la même planète. »

« Pourtant, c’est sûr un jour, il va arriver un truc grave….. et le directeur est garant du bien être des résidents et des personnels. »

« Ce qui se passe…. Ça fait peur…. Et dire qu’on sera vieux aussi un jour, on ne veut pas vivre cela. »

« On est sur le fil du rasoir – dans les services, la charte de la bientraitance est affichée partout mais on est à l’opposé de la charte, on est dans la maltraitance. »

De fait, la pression sur les personnels s’accroit. On observe de l’agressivité, des troubles psychiques chez des agents qui culpabilisent de ne pas pouvoir faire leur travail correctement.

Tout cela heurte en effet l’éthique des personnels. Ils ont le sentiment de ne pas respecter la dignité humaine des résidents. Un comité éthique a été mis en place par la direction…. Mais  « plus on en  parle – moins en en fait ». Tout le monde en souffre. Les représentants du personnel subissent des pressions. Tout est fait pour casser les équipes. Plus personne ne cadre l’organisation du travail. Les cadres partent  ailleurs souvent victimes de burn-out . Les médecins aussi partent. Des rumeurs circulent, avec de fausses informations qui créent de la division entre les personnels.

Dans le même temps, la Direction impose des changements de mentalités. Elle ne parle plus de patients ou de résidents mais de clients. Cela  génère des nouvelles exigences de la part des familles.

« Ce qu’on appelait des résidents – ce sont maintenant en effet des numéros et des chiffres – le soin en soi n’existe plus, c’est le tarif qui compte. »

« Du temps où il y avait des missions de services publics, ce qui faisait que ça fonctionnait, c’était la mission. C’est ce sens du service public qui faisait le lien entre les personnels. Notre sens du service public, c’est «On ne vend pas, on donne ».

« C’est la direction qui veut vendre – qui parle d’efficience – le problème, c’est que finalement ce sont ces transformations qui créent la déficience du système. Si on ne prend pas bien quelqu’un en charge,  au lieu de l’autonomiser, on finit par le mettre en situation de dépendance. »

« Toutes ces évolutions font beaucoup de casse au niveau des soignants. ….. Et au lieu de gagner de l‘argent,  en fait ce système fait plutôt du gaspillage. »

« Alors que si on nous laissait faire ce qu’on a appris, ce qu’on sait bon pour les résidents….. des économies seraient faites. Mais ce n’est pas d’actualité, On n’est plus dans l’humain. ..La direction actuelle n’est jamais venue sur notre lieu de travail. »

Santé 2Actuellement, il y a 300 agents dont 35 % sont en contrats précaires.

Les CDD sont renouvelés pendant des années. On demande beaucoup à cette catégorie de personnels parce qu’ils sont flexibles.

IL y a aussi les Contrats aidés. Ce sont des emplois pas chers, utilisés pour les tâches pour très peu de temps : l’hôtellerie, le ménage, l’animation.

« Evidemment, il y a beaucoup de temps partiels imposés – on utilise la souffrance humaine en invoquant l’insertion. Alors qu’on n’est pas dans la logique de faire de l’insertion comme autrefois avec les   CES (Contrats Emplois Solidarité.) »  

« Cela crée de la discontinuité. Il y a eu par exemple 7 personnes en contrats aidés qui se sont succédé en animation. C’est déstabilisant pour les résidents. »

Par ailleurs, on observe ce qu’on appelle des glissements de tâches. Par exemple, les Assistants de Services Hospitaliers (ASH)  font le travail des aides-soignants. …. Et personne ne bénéficie de formation. Tout se dégrade –les aides-soignants sont de plus en plus recrutés en contrat de droit public, c’est à dire que le nombre de personnes qui sont titulaires est en baisse.

Sinon, les hôpitaux de Quimperlé,   Charcot, le Faouët, Port-Louis ont être regroupés avec le Centre Hospitalier Bretagne Sud (Hôpital du Scorff) . Cela va créer un Groupement Hospitalier de Territoire qui n ‘aura plus rien à voir avec la Fonction Publique telle qu’on la connait.

« Une des conséquences pour nous, c’est par exemple la cuisine qui est actuellement sur place – avec 20 emplois environ et qui va être supprimée au profit d’un Groupement d’Intérêt Public (GIP) cuisine industrielle. L’objectif est de détruire le service public au profit d’un système privé. »

« Ce n’est pas du tout ce qu’on veut. Ce que nous voulons,  c’est ne plus travailler en mode dégradé et que soit assuré le remplacement des agents absents. Actuellement une personne absente n’est pas remplacée pendant les trois premiers jours de l’arrêt. »

Travailler tous les jours à l’hôpital, c’est faire de la belle politique. Ludo- aide-soignant

« Aujourd’hui les résidents ont les fait survivre, on ne les fait pas exister.  Les personnes âgées, si on ne s’en occupe pas, si on ne leur parle pas, elles se dégradent et très rapidement, elles meurent….. »

« Il y a quand même quelque chose qui fonctionne bien, c’est le service de maintien à domicile – ça ne se passe pas trop mal – le maintien à domicile, ce sont les soignants qui s’adaptent et pas l’inverse, c’est pour cela que ça va mieux. On a moins de pression, plus de temps de prise en charge, pas trop de taches annexes.  Le côté relationnel est différent et il permet de maintenir quelque chose – on est quelquefois le seul lien social des personnes qu’on va voir. »

« Il faut faire en sorte que les personnes âgées vivent le plus longtemps possible mais bien…. C’est à la manière dont les personnes âgées sont traitées qu’on mesure la qualité d’une société. »

Un jour, dans plusieurs années, on regardera les statistiques et on se demandera pourquoi il y a eu autant de morts dans les années 2010.

Santé 3Il est nécessaire de revenir à un système de soin garanti par l’état. La tarification à l’acte incite les cliniques à choisir les soins qui rapportent et à laisser les autres.

« Sinon, au niveau politique, il faudrait des perspectives claires, nettes et précises. On a été choqué de voir des députés  Front de Gauche qui ont voté l’état d’urgence. »

« La politique doit donner une vision du monde et présenter des alternatives au plus proche du terrain. Les partis politiques doivent venir sur le terrain et être à l’écoute des personnes. Du coup, il faudrait lier syndicalisme et politique…. La limite est de plus en plus difficile à tracer entre les deux. »

« En ce qui nous concerne, les gens doivent prendre conscience de ce qui se passe dans les hôpitaux – se demander ce qu’il y a de l’autre côté,  du côté qu’on ne voit pas, celui des soignants – On entend des personnes qui se plaignent d’attendre aux urgences….. Il faudrait qu’elles sachent pourquoi elles attendent…… »

On aimerait que les familles osent dénoncer davantage les choses anormales– qu’elles viennent avec nous pour agir,  pour changer ce qui ne va pas.

Ca  commence à changer il y a de plus en plus de familles qui osent intervenir (il y a aussi des familles qui portent plainte ou qui enlèvent les patients de l’hôpital parce qu’on leur a vendu du rêve ailleurs… ) Ils reviennent souvent quelques temps après.

Les soignants aussi sont de plus en plus nombreux à oser dénoncer…. On sort de la logique domination de la direction / soumission des agents.

Quelques semaines après ces échanges, une réunion publique, prévue de longue date par le syndicat CGT, s’est tenue en présence d’une centaine de personnes dont plusieurs membres de familles de résidents. Le récit fait par les personnels et les familles, souvent très émouvant, a permis de prendre la mesure de la souffrance des uns de ne pouvoir faire leur travail correctement et des autres de savoir leur parent pris en otage par des politiques gestionnaires et budgétaires inhumaines. De cette réunion, est issu le projet de mettre en place un collectif de défense de l’hôpital avec des personnels, des membres des familles de résidents et des citoyens du secteur.

(1) La commission-santé de l’AFGPAP ( Association des Amis et Partisans du Front de Gauche du Pays d’Auray et de Port-Louis) reçoit des membres du bureau du syndicat CGT de l’Hôpital de Port-Louis. L’objet de cette rencontre était de permettre un échange mutuel d’informations. Pour la commission-santé de l’APFGPAP, il s’agissait en particulier de s’informer sur la situation de l’hôpital et sur les luttes des personnels. L’idée était aussi de mettre en œuvre une autre manière de faire de la politique en donnant  la parole à « ceux qui font, à ceux qui savent ».

Par ailleurs, Ludovic était suppléant de Didier Cornil pour le binôme Front de Gauche aux élections départementales sur le canton. L’association a souhaité  s’intéresser à ce qu’il porte en tant que syndicaliste et professionnel.

Après la rencontre, une des personnes qui exerce en tant qu’aide-soignante à l’hôpital a avoué avoir été très touchée qu’on s’intéresse à ce que les personnels vivent au quotidien. « C’est la première fois depuis que je travaille qu’on m’écoute et qu’on me pose des questions sur ce que je vis au boulot».

Les membres de l’association AFGPAP ont bien eu, de leur côté, le sentiment que ces personnes qui se battent non pas pour défendre des intérêts catégoriels mais pour la dignité des anciens, pour que la personne âgée soit reconnue et respectée dans notre société comme une personne, sont bien des super-héros du quotidien, des super-héros de la résistance aux politiques d’austérité et ni plus ni moins que les gardiens du principe d’humanité mis en péril par les logiques mortifères du capitalisme financier.

Les personnes suivant étaient présentes à la rencontre: les invités : Ludo Aide-soignant hôpital de Port-Louis, Hélène Aide Médico Psychologique (AMP), Pascale Aide-soignante service gériatrie, François AMP en service fermé dédié aux personnes qui sont atteintes par la maladie d’Alzheimer,  Béatrice aide-soignante à l’Ephad de Port-Louis, Hélène infirmière service médecine, soins de suite et palliatifs, Stéphanie Agent de service hospitalier dans l’unité de soins de longue durée; pour l’association : Alain, Annette, Claudine, Eric, Françoise, René  ( Didier excusé).