Archives de l’étiquette : PCF

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Pontivy: quel avenir pour l’industrie agroalimentaire dans un nouveau modèle agricole

Débat Pontivy

Mar 19

Grandes surfaces : derrière des rayons bien garnis, la loi du profit

Quelle que soit l’enseigne,  les rayons des grands magasins sont toujours bien garnis, les personnels toujours accueillants…Mais savez-vous véritablement ce qui se cache derrière ces sourires ?

« Carrefour affame les paysans » ; « + 25 %pour les actionnaires, rien pour les salaires » ; « Non au travail du dimanche » ; « 40 % de précarité, 120 millions de CICE»…Ce sont quelques-uns des slogans scandés par 50 militants du Front de gauche samedi 18 mars devant le magasin Carrefour à Lorient.

Les conditions de travail des salarié.e.s

Près de 40 % travaillent à temps partiel imposé, pour un salaire moyen de 800 € ! Après 20 ans d’ancienneté, un salarié à plein temps gagne 1 200 € ! Le management exige toujours plus de cadence, souhaite imposer le travail du dimanche. Avec la loi travail, la loi Macron, on se dirige vers de l’esclavagisme moderne.

Carrefour et le CICE

Gros utilisateur de main-d’œuvre, la grande distribution est le premier bénéficiaire du CICE (Crédit Impôts Compétitivité Emploi). Carrefour a touché 84 M € en 2013, 110 M € en 2014, 120 M € en 2015. Cette manne financière a permis de gaver les actionnaires (+ 25 % depuis 2012) et le PDG, dont le salaire annuel est passé de 3,7 à 7 millions d’€. Quant aux  effectifs, c’est peau de chagrin!

Carrefour et le travail du dimanche

Malgré la volonté de la direction d’imposer le travail dominical, les syndicats l’ont refusé à 95 %. Selon la CGT-Carrefour, « pour les salariés concernés qui cumulent déjà horaires atypiques, bas salaires, conditions de travail dégradées, la remise en cause du repos dominical va aboutir à encore plus de contraintes, de souffrances… ». Cette résistance pourra-t-elle encore exister face aux projets de déconstruction totale du code du travail que promettent Fillon-Le Pen-Macron ?

Carrefour et ses fournisseurs

Acheté 1 € le kilo aux éleveurs, le porc est vendu 5 à 10 € en rayon. Pour le bœuf, on passe de 3,5 à 15 à 30 euros. Malgré les discours, rien n’a changé pour les enseignes de la grande distribution et les centrales d’achat ! Si tant est qu’elles achètent en France !

Face à ces excès, que propose le PCF/FDG?

►Blocage des prix des denrées alimentaires de base.
► Taxer les importations abusives qui pillent les productions locales et détruisent l’environnement.
► Permettre aux paysans de vivre de leur travail grâce à des prix rémunérateurs
► Encadrer les marges de la grande distribution

Fév 17

Pour mettre l’argent des banques au service des activités utiles, il faut nationaliser BNP-Paribas et Société Générale

Lorient5 0217Des militants du Front de gauche de Lorient ont mené une opération banques propres mercredi 15 février à Lorient. Armés de serpillières et de raclettes, ils procédaient au nettoyage de la Société Générale et de PNB, accusés de préférer les marchés financiers au financement de l’économie réelle.

Le PCF revendique la nationalisation des 2 mastodontes financiers à base française pour reprendre la main sur la finance. « Les banques créent 90 % de la monnaie qui circule dans le pays. Il est inconcevable qu’elles ne soient pas sous contrôle public. Aujourd’hui les grandes banques font d’énormes profits en plaçant l’argent sur les marchés financiers. Il faut que cet argent soit réorienté, par exemple en prêtant à taux Zéro aux PME qui créent de l’emploi. Pour cela il faut un service public de la banque », affirment Delphine Alexandre et Stéphane Le Roux, candidats du Front de gauche aux législatives.

C’est bon pour les riches…

Lorient1 0217En 2015 les banques ont touché 211 millions d’euros au titre du CICE. Parmi BNP Paribas (39 millions) et Société Générale (38 millions) battent des records. La BNP détient 171 filiales dans les paradis fiscaux, et a réalisé en 2014 2,5 milliards d’€ de profits. La Société Générale a fait 1,3 milliards d’€ de profits et annonce la suppression de 3 000 emplois et de 400 agences. La banque HSBC a détourné 180 milliards d’€ de l’impôt, dont 5 milliards en France, par l’entremise de sa filiale suisse.

… C’est dur pour les autres

Les frais bancaires ont augmenté de  13 % en moyenne au 1er janvier 2017 BNP et SG financent allégrement les activités les plus polluantes, comme les centrales à charbon de Pologne et D’Indonésie. 20 000 suppressions d’emplois sont annoncées dans le secteur bancaire.

Oct 12

En Morbihan, « Que demande le Peuple » ?

que-demande-le-peuple-lorientSamedi 8 octobre à Lorient devant la FNAC : dernier point de rencontre. 54 questionnaires ont été remplis, ce qui porte à 1250 le nombre de questionnaires saisis par les militants communistes du Morbihan. 65 000 ont été remplis à l’échelle nationale (voir site du PCF).
Premiers enseignement tirés par les militants :
La population est très réceptive à cet exercice de démocratie. Combien de fois avons-nous entendu : « C’’est bien la première fois que l’on me demande mon avis ».
Les priorités ne sont pas d’ordre sécuritaire comme on voudrait nous faire croire, mais portent sur l’urgence sociale (ressources pour vivre, résorption des inégalités), environnementale, et la qualité de vie (retraite plus tôt, 32 heures, reconnaissance dans le travail, temps libre, culture, éducation).
La France généreuse existe. Si le souci du « maintien de l’ordre » est réel, nombre des réponses sont favorables à l’accueil des migrants, au droit de vote des étrangers, aux dépenses pour la vie et non pour la guerre (armement).
La méfiance est grande vis-à-vis de la politique.
Partout revient la nécessité de respecter les engagements, d’interdire le cumul des mandats, de réduire le train de vie de l’Etat. La plupart des personnes rencontrées ont une image négative de la politique, ne disent rien en attendre tout en portant des exigences bien éloignées de la politique spectacle. Ainsi, sur les 94 questionnaires remplis devant l’UBS, 51 attendent en premier choix de la politique « l’amélioration du vivre ensemble », 38 « une société meilleure » et « plus égalitaire », 27 l’action « pour la-dignité humaine ».
Ceux qui disent attendre quelque chose du PCF demandent de la clarté (rupture avec le PS) et le rajeunissement des idées, des pratiques, de la communication. Et en même temps nous notons des encouragements : « continuez », ou « on attend du PCF qu’il se batte pour un monde meilleur ».

A Rennes, marchons pour la paix

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Juil 26

La dispersion, c’est la défaite

Appel de la fédération du PCF du Morbihan

Le 1er juillet dernier, nous nous sommes retrouvés à Baud, près d’une centaine de personnes de sensibilités, de positions diverses, mais animées par une volonté de rechercher les moyens d’apporter une réponse politique positive aux attentes du mouvement social et plus largement du pays.

Cette forte volonté unitaire, qu’on soit engagé ou non dans un militantisme politique, dans une organisation politique, dans un syndicat ou le mouvement associatif, est un bien précieux car il ne peut y avoir de succès, de victoire, sans un large et combatif rassemblement.

Les communistes du Morbihan partagent cette volonté. Nous avons la conviction que, dans la perspective des échéances politiques de 2017, l’élection présidentielle puis les élections législatives, la situation est bien plus ouverte qu’il n’y paraît. Il est possible de bousculer le scénario écrit par les partis et médias aujourd’hui dominants.

Ce scénario, c’est celui qui conduirait à devoir choisir, au second tour de l’élection présidentielle, entre Marine Le Pen et le candidat de la droite, et à sortir des élections législatives avec une majorité de droite flanquée d’une extrême droite à un très haut niveau.

Pour la population, pour le pays, pour les droits démocratiques et sociaux, ce scénario, s’il se réalisait, serait dramatique. D’autant plus dramatique que, cette fois-ci, il est annoncé de longue date et que les forces de progrès, si elles ne faisaient rien pour l’éviter, porteraient une part de responsabilité dans ce résultat.

Le Parti communiste est convaincu que le peuple de France ne mérite pas de vivre une telle catastrophe. Cela ne correspond pas la volonté de la majorité des électeurs et électrices. C’est autre chose qu’attend le pays, il le montre tous les jours. Il y a quelques mois, le gouvernement et le président de la République ont été empêchés de faire adopter la mesure antidémocratique de déchéance de nationalité. Dans leur acharnement à imposer la loi El Khomri, ils se heurtent depuis 5 mois à un mouvement social déterminé et puissant auquel nous participons. Ils n’ont trouvé aucune majorité, ni au Parlement, ni dans le pays, ni parmi les syndicats, ni dans leur propre électorat socialiste, pour soutenir un tel projet. Au contraire, malgré les violences, les provocations, les gênes multiples auxquelles l’opinion est confrontée, le soutien majoritaire au mouvement ne se dément pas.

Nous sommes déterminés à agir pour que les échéances politiques de 2017, le choix des électrices et électeurs, des salariés, des jeunes, correspondent aux aspirations qu’ils expriment. Nous agissons pour l’élection d’une nouvelle présidente ou d’un nouveau président, d’une nouvelle majorité qui batte la droite et l’extrême droite et qui rompe avec la politique poursuivie par François Hollande et Manuel Valls.

Les conditions pour ce succès, c’est une candidature commune à l’élection présidentielle, des candidatures rassembleuses aux élections législatives, de tous ceux qui se fixent de tels objectifs. Pour y parvenir, il faut se mettre d’accord sur des engagements politiques communs, des exigences et contenu essentiel. Sans attendre les discussions éventuelles au plan national, la fédération du PCF du Morbihan invite toutes les forces intéressées, ses partenaires du Front de gauche, EELV, Nouvelle Donne, Voix de gauche, la France insoumise, les syndicalistes et citoyennes et citoyens qui souhaitent s’y investir, à construire en commun, co-construire des rencontres, au niveau départemental puis des circonscriptions, pour élaborer ces exigences communes.

Nous souhaitons le faire de manière très ouverte à la société. Nous avons lancé nationalement une grande consultation «Que demande le peuple ?» avec l’ambition de contacter plusieurs centaines de milliers personnes dans le pays. Ce questionnaire, nous le mettons à la disposition de toutes celles et tous ceux qui souhaitent l’utiliser pour débattre, consulter les salariés, les citoyennes et citoyens, les jeunes.

Nous sommes ouverts à toutes les propositions, toutes les initiatives qui permettront de donner la parole, de faire connaître les exigences, et de rassembler. La dispersion, tout le monde le sait, c’est la défaite, c’est empêcher les aspirations populaires de trouver leur expression, alors que les échéances de 2017 seront décisives.

Lanester, le 11 juillet 2016

Juil 04

La gauche rassemblée à Baud

A l’initiative du Front de Gauche, 80 militants du PCF, PG, Ensemble, République et Socialisme, POI, EELV, Nouvelle Donne, socialistes en rupture avec le PS, citoyens des collectifs du Front de Gauche, partisans de France Insoumise, militants d’ATTAC, syndicalistes, se sont retrouvés le 1er juillet pour débattre pendant plus de 2 heures sur « le débouché politique au mouvement social ». Philippe Noguès, député ex-PS et son association Voix de gauche était présent, ainsi que Michel Le Scouarnec, sénateur communiste. Le fil conducteur de ces échanges a été, à partir de la diversité de l’assistance, l’affirmation d’une volonté de définir une plate-forme commune à partir des territoires, en co-élaboration avec les citoyens, militants associatifs, syndicalistes. Ce travail sur les contenus d’une vraie politique de gauche, pourrait déboucher sur des candidatures communes aux législatives. Et ce indépendamment des choix  que chaque organisation fera pour la Présidentielle, élection majeure pour laquelle beaucoup de militants ont exprimé le souhait d’une candidature commune de la gauche de transformation.

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Tous ces militants réunis ont en commun de participer activement à la lutte contre la loi Travail, que Philippe Noguès caractérise comme « achevant la dérive libérale du Parti Socialiste ». Et constatent qu’il n’y a pas de réponse politique évidente à ce mouvement, le refuge dans l’abstention restant très fort dans les têtes. « Construire des programmes à partir des revendications » est une façon concrète d’associer les syndicalistes et les militants associatifs, féministes, écologistes.

« Entrer en débat avec la société et non pas asséner des réponses toutes faites », ont affirmé des militants qui proposent d’engager le débat sur la dette, le salariat, l’économie numérique, et en même temps porter des propositions à partir des réalités locales ; agri-agro, pêche, construction navale, etc.

Chacun a bien en tête que les élections de 2017 seront très « nationalisées » et que les débats structurant porteront sur le partage des richesses, la transition écologique, les services publics, les institutions, l’Europe, le TAFTA.

Baud 2016 (1)…

Le débat s’est engagé sur la prééminence de l’élection présidentielle. Les partisans de France Insoumise proposent de s’appuyer sur la dynamique Mélenchon pour porter ensemble « notre candidat de 2012 ». Hypothèse que personne n’exclut, mais qui n’empêche pas de travailler aussi sur les législatives à partir du local.

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La méfiance reste grande à l’égard des partis. Raison de plus pour travailler au rassemblement, donner la parole aux gens (campagne « que demande le peuple ? » du PCF), mettre en débat les candidatures en assemblées citoyennes. Les nombreux militants du FG exprimaient la nécessité de ne pas lâcher le Front de gauche, mais d’élargir le cadre, en faire un creuset de la diversité, à l’image de cette assemblée du 1er juillet qui débouchera début septembre sur des rencontres à thèmes, à l’échelle du Département et des circonscriptions, co-organisées par les citoyens et organisations désireux-ses de «construire du neuf ».

 

Mai 28

A propos de Notre-Dame-des-Landes

Le 26 juin aura lieu la consultation de la population de Loire-Atlantique à propos du projet de construction de l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Les promoteurs de ce projet archaïque et destructeur mènent campagne en utilisant allègrement les circuits institutionnels. Le Front de Gauche du Morbihan s’est clairement exprimé contre la construction de cet aéroport inutile. Nous vous proposons de lire la contribution d’un militant communiste dans le cadre du congrès du PCF du 2 au 5 juin prochains.

Par Thomas Lermusiaux

Militant communiste, aiguilleur du ciel dans le civil, je suis depuis plusieurs années l’épineux dossier de Notre-Dame-des-Landes. Je n’aurais pas l’outrecuidance de me prétendre « expert » sur le sujet, mais au regard de mon expérience professionnelle, de mes quelques formations sur l’économie du transport aérien, je pense pouvoir apporter quelques éléments de réflexion au débat, débat que je souhaiterais national dans notre parti, plutôt que voir des fédérations se déchirer entre les pro et les anti…

NDDL mai
Si au regard des conditions économiques, environnementales et techniques, le projet pouvait avoir un certain intérêt à la fin des années 90 avec la libéralisation totale du transport aérien et une croissance qui semblait encore sans limite, je regrette aujourd’hui que les thuriféraires du projet refusent de prendre en compte ce qui a changé depuis… Et je ne parle pas seulement des consciences. Des éléments techniques et économiques ont fondamentalement changé la donne. Ne pas en tenir compte, c’est faire preuve d’aveuglement, c’est refuser de penser dialectiquement, ce qui nous éloigne de toute pensée d’émancipation réellement communiste. Je pense, en tant que communiste, que nous ne devons pas, nous ne devons plus soutenir ce projet. Pour le démontrer, j’essayerai de contre-argumenter point par point l’argumentaire favorable au projet produit par la Fédération du PCF 44 « 8 raisons essentielles du transfert à Notre-Dame-des-Landes »

Pour commencer, refaisons un peu d’histoire. Je n’évoquerai pas les origines du projet fin des années 60, début des années 70, où dans la France des 30 Glorieuses au pétrole bon marché, les projets gigantesques et fantasques naissaient un peu partout sur le territoire. Certains étaient nécessaires, comme l’aéroport de Roissy pour désaturer Le Bourget et Orly, mais même dans ces cas-là, le culte du béton, de l’espace sans limite, ont souvent conduit à des hérésies architecturales et fonctionnelles (le fameux terminal 1 « rond » de Roissy)… Quoi qu’il en soit, les élus de l’Ouest prévoyants ont gelé des terres dès cette époque au cas où… Suite à la crise de 1973, le projet n’a pas connu d’avancée majeure jusqu’à la fin des années 90. A l’époque l’aérien est en pleine effervescence. La libéralisation du transport aérien et un pétrole bon marché conduisent à des taux de croissance de 10% sur de nombreuses plate-formes, à des politiques tarifaires agressives, à l’illusion d’une démocratisation. Dans le même temps, les deux grands constructeurs mondiaux vivent sur leurs rentes pour développer d’autres projets et les compagnies en pleine concurrence réduisent leurs investissements, ce qui fait que les renouvellements de flotte se font plus lentement que le progrès technique ne le permet. Des avions très bruyants volent encore alors qu’ils auraient pu être remplacés et les riverains exaspérés commencent à s’organiser. Surgit alors le débat sur le troisième aéroport parisien.
Parlons donc un peu bruit et survol à basse altitude (les deux sont liés). Aujourd’hui, les nuisances sonores sont mesurées par un indicateur standardisé, le LDEN, qui tient compte du nombre de mouvements, du type d’aéronef et de l’heure de survol (avec majoration pour les vols de nuit). Plus il est élevé, plus les nuisances sont fortes. C’est la valeur LDEN50 qui est utilisée par exemple pour dire qu’aujourd’hui 42000 Nantais sont soumis aux nuisances sonores de Nantes-Atlantique, et entre 58000 et 79000 en 2030 selon les hypothèses. A Orly, on n’a pas défini la valeur LDEN50, on part directement du LDEN55 : 99000 personnes sont concernées (18000 à Nantes aujourd’hui, 24000 en 2030). A Roissy, on a défini le LDEN50 qui permet de comparer avec Nantes : 620000 personnes sont concernées (et 172000 personnes concernées par le LDEN55). Le troisième aéroport, s’il avait été réellement parisien, et quelle que soit l’option choisie (100% fret ou mixte passagers-fret, à Vatry ou ailleurs), aurait considérablement réduit les nuisances sonores, mais aussi la sécurité des populations, puisque globalement, si l’on se trouve dans une zone LDEN50, c’est que l’on est survolé régulièrement par des avions à basse altitude. A l’époque on parlait d’une division par deux des populations concernées soit plus de 300000 personnes ! Il est donc terrible de lire dans l’argumentaire favorable à Notre-Dame-des-Landes du PCF 44, que l’aéroport NDDL a été préféré au troisième aéroport parisien au début des années 2000, sans même évoquer les conséquences dramatiques de ce choix pour les riverains de la région parisienne. Il ne s’agit pas de mettre en concurrence 42000 Nantais contre 620000 Franciliens, mais il faut bien comprendre que des choix comme NDDL ont bel et bien une incidence nationale.

©PHOTOPQR/OUEST FRANCE ; ©F Dubray - 20/12/2013 Vue  aerienne de la zone du futur aéroport de Notre Dame des landes près de Nantes, la ZAD ( zone à défendre) occupée par plusieurs centaines de squatters opposés au prjet et qui vivent dans des cabanes ou des fermes abandonnées. (MaxPPP TagID: maxnewsworldthree396537.jpg) [Photo via MaxPPP]

Vue aérienne de la zone du projet d’aéroport de Notre Dame des landes  (Ouest-France)

Le deuxième argument du document publié par le PCF 44 est l’impact économique et en particulier sur l’emploi. Il fait croire que 5000 emplois attendent d’être créés sur l’emprise actuelle de Nantes-Atlantique quand il sera démantelé. La réponse de la CGT 44 est cinglante :  » La CGT ne peut se contenter de chiffres et de promesses ». En effet, si l’on peut comprendre qu’Airbus aimerait avoir un peu plus d’espace pour ses sous-traitants (mais sera-ce alors des créations d’emplois ou plus probablement des transferts d’emploi ?), il est difficile de penser que si l’IRT Jules Verne a réellement des perspectives de développement, la localisation soit un frein à celui-ci. D’ailleurs il suffit de se rendre sur le site de l’IRT pour voir que 1000 emplois vont être créés les prochaines années sur Nantes, Saint-Nazaire et au Mans et qu’ils estiment à 5000 les emplois induits par ce développement. Bref pas grand chose à voir avec l’ouverture de NDDL… On parle ensuite de 1,6 Millions d’habitants supplémentaires en Bretagne et Pays-de-la-Loire d’ici 2040. Premièrement, ils ont déjà été pris en compte dans l’estimation haute des 9 Millions de passagers en 2030. Deuxièmement, j’aimerais lire plus souvent dans nos publications communistes que seuls 10% des Français prennent l’avion chaque année et que la démocratisation de l’aérien est une chimère d’autant plus éloignée qu’il n’y a pas de service public de l’aérien…
Je ne m’attarderai pas sur le troisième argument du PCF 44. Car si ce dernier rejette le référendum (et somme toute, c’est une position défendable, en particulier en démontrant que de nombreux élus ouvertement favorables au projet ont été réélus), il ne peut pas se prévaloir d’enquêtes d’opinion ou de sondages pour dire que la population est favorable au projet ! Depuis quand les communistes justifient leurs positions sur la foi de sondages ?
Le quatrième argument « Le défi des passagers et du nombre de vol » m’intéresse au plus haut point. Parlons d’abord des 135 jours de saturation destinés à faire peur. Qu’on se rassure ce n’est pas de la saturation dans les airs ou sur les écrans radars des contrôleurs ! Ces 135 jours correspondent aux nombres de jours où il y a eu plus de 14000 passagers dans les aérogares, c’est donc juste un problème d’accueil des passagers. Mais alors là pas de chance, car NDDL ne sera guère plus grand que Nantes-Atlantique et aura même moins de postes de stationnement avion… Et comme l’aéroport a été élu « Meilleur aéroport français » par ses utilisateurs, il semblerait que la satisfaction de l’usager n’est pas trop influencée par cette « saturation »… Ensuite les chiffres sur les mouvements. On mélange un peu tout, on ajoute des carottes avec des navets et on essaye de faire peur aux gens. 200 avions par jour à Nantes-Atlantique, ça ferait 73000 mouvements par an. Donc déduire des « futurs » 65000 mouvements, 200 mouvements par jour, c’est une exagération. Mais admettons. Sur ces 200 mouvements par jour, à supposer que l’aéroport soit modestement ouvert de 8h à 22h, cela fait 15 mouvements par heure (soit un mouvement toutes les 4 minutes, et pas toutes les 3 comme le dit le document). Si on part du principe que les avions décollent et se posent dans la même direction (c’est le principe de base de mon métier…), cela fait un décollage toutes les 8 minutes et un atterrissage toutes les 8 minutes. A terme, les habitants les plus exposés au bruit et au survol à basse altitude, verront un avion au-dessus de leur tête toutes les 8 minutes grand maximum. C’est bien évidemment trop. Mais si l’on compare aux nuisance subies par les riverains de l’aéroport de Roissy (avec 200 vols chaque jour entre minuit et 5 heures du matin, et 1500 au total), et si l’on rappelle que NDDL a mis fin aux réflexions sur le troisième aéroport parisien, cela pose quand même quelques questions… Pour ce qui est des 12500 avions qui survolent le centre-ville a moins de 500m d’altitude, j’y reviendrai dans les évolutions techniques.
Venons-en au « financement exemplaire ». Comment peut-on en arriver là ? Comment peut-on écrire que NDDL n’est pas un Partenariat Public Privé, que c’est une délégation de service public tout à fait conventionnelle et qu’il n’y a donc aucune crainte à avoir ? Depuis quand les communistes sont favorables aux délégations de service public ? Ne peut-on pas avoir l’honnêteté intellectuelle de dire que dans le rapport de force avec le capital, c’est le mieux que l’on ait pu obtenir, sans que l’on soit pleinement satisfait ? Et à regarder de plus près, est-ce vraiment une délégation de service public conventionnelle ? Et bien loin de là ! Tout d’abord Vinci ne met aucun fond propre. En effet, les 315 Millions que Vinci doit investir sont payés par un formidable « cadeau » : Vinci est devenu concessionnaire de Nantes-Atlantiques depuis 2010 sans sortir un centime ! Les bénéfices de l’aéroport actuel servent à financer l’investissement du deuxième. Or, jusqu’à preuve du contraire Nantes-Atlantique appartenait à la collectivité ! Vinci se sert donc gratuitement d’un équipement public pour financer un équipement dont il sera bénéficiaire. Comment peut-on se battre nationalement contre la privatisation de l’aéroport de Toulouse et celles de Nice et Marseille à venir, et accepter sans broncher que NDDL soit concédé plus de 50 ans à une entreprise privée reine du CAC40 et des dividendes aux actionnaires ? Vinci ne versera pas de dividendes tant que NDDL ne sera pas ouvert ? On se contente de cela ? Pas un mot en revanche sur le fait que si Vinci ne fait pas de bénéfice (la clause de meilleur fortune), il ne reversera rien aux collectivités ! Dans le coût du nouvel aéroport, on inclut le strict minimum, c’est-à-dire l’infrastructure routière pour amener les voitures dans les gigantesques parking de Vinci (5000 places pour 6 millions de passagers, c’est le plus haut ratio des aéroports français). Le ferroviaire avec la liaison Nantes-Rennes ou le tramway depuis Nantes sera à la charge INTEGRALE des collectivités. Or, comme le rappelle le document, les infrastructures ferroviaires coûtent cher. Et Vinci ne sera absolument pressé de voir ces lignes sortir de terre au regard de la rentabilité exceptionnelle des parkings voiture…. Pour conclure, sur cet argumentaire strictement financier, quelle tristesse de voir des communistes comparer le coût d’une LGV avec un aéroport… Car les deux n’ont absolument pas la même finalité, ni le même impact environnemental. Avec un argument aussi affligeant pour les défenseurs du rail, autant construire des aéroports tous les 50 km, cela reviendra moins cher…
Ensuite, nous cédons aux sirènes du « green washing ». Comment peut-on écrire sans rire qu’une 2*2 voies sera de type « apaisé » ? Qu’est-ce que cela veut dire ? Qu’on va y mettre deux ponts pour la traversée des animaux comme on peut en voir sur certaines autoroutes ? On parle ensuite des projets ferroviaires mais à un horizon lointain, sans signaler que le même raisonnement (une meilleure desserte de l’aéroport par des transports ferroviaires) est tout à fait possible aussi à Nantes-Atlantique.
« L’environnement préservé ». Dans cette partie, il y a un des arguments les plus solides en faveur de NDDL : la densification du cœur de l’agglomération grâce aux terrains libérés par Nantes-Atlantique. On parle de 15000 habitants. On est cependant loin des chiffres évoqués il y a quelques années. En effet, depuis qu’Airbus a annoncé qu’ils souhaitaient continuer à utiliser la piste de Nantes-Atlantique, difficile de faire un projet complet de logements comme à Berlin-Tegel. C’est néanmoins un élément « favorable » pour le transfert à NDDL, je le reconnais sans difficulté. L’autre argument me convainc moins : les fameux 17300 ha placés dans le PEAN (Périmètre de Protection des Espaces Agricoles et Naturels). Ou du moins, il faudrait que les communistes soient plus offensifs sur le sujet. Car comment croire que sans une mobilisation citoyenne permanente, ces espaces ne finiront pas par être grignotés (c’est ce qu’il s’est passé aux alentours de tous les aéroports de France) ? Car s’il y a de l’emploi à NDDL, il est logique que des gens souhaiteront se rapprocher de l’aéroport (c’est même bénéfique d’un point de vue environnemental). Comment vont réagir des maires qui ne pourront plus délivrer un seul permis de construire alors que la demande sera forte ? Auront-ils tort de demander un assouplissement des règles du PEAN ? Beaucoup de questions qui partent du réel et qui ne permettent pas d’être catégoriques sur l’avenir de ces 17300 ha. Pour ce qui est de la préservation du lac de Grand Lieu, je n’ai pas d’avis tranché sur la question mais il semblerait que des études contradictoires montrent qu’il pourrait rester Natura 2000 même si Nantes-Atlantiques restait en place.
Le dernier argument proposé par le document édité par le PCF 44 va me permettre d’aborder la question technique. En effet, la technologie évolue souvent plus vite que les rapports… Jusqu’à aujourd’hui, l’ILS est la technologie la plus sûre pour l’atterrissage des avions. Et effectivement, difficile d’un point de vue réglementaire (et de sécurité) de garder des approches désaxées pour éviter le survol de Nantes. L’un des arguments les plus solides en faveur du transfert était donc que pour des raisons de sécurité il fallait installer un ILS en piste 21 et donc accentuer le survol du centre-ville par les avions en finale quand le vent est du sud-ouest. Mais voilà, les approches GNSS (basées sur des moyens satellites) sont désormais bien rodées et permettent une précision équivalente à un ILS pour des plafonds supérieurs à 200ft (ce qui est le cas 99,99% du temps à Nantes). Pour preuve, cet été, à Roissy-CDG, un ILS va être arrêté et pendant 4 mois tous les avions qui se poseront sur la piste sud de l’aéroport devront utiliser ces approches satellitaires (en tout sécurité avec les approches pour la piste Nord). En gros 50000 atterrissages auront lieu de juillet à octobre 2016 grâce à ce nouveau type d’approche. Aujourd’hui 95% des flottes sont équipées/qualifiées. D’ici 2020, on sera à 100%. Ces nouvelle approches ont de plus des particularités remarquables : elles permettent dès aujourd’hui de faire des approches désaxées avec des conditions ILS (on pourrait donc maintenir la procédure actuelle à Nantes-Atlantiques) et même d’ici quelques années de « slalomer » entre les zones denses (alors qu’aujourd’hui les approches sont forcément en ligne droite). Ce n’est pas de la science-fiction, c’est le monde d’aujourd’hui. Et le développement des approches GNSS sera d’autant plus rapide que le coût d’entretien est quasi-nul par rapport à une infrastructure au sol comme un ILS.
On le voit, j’ai essayé d’être le plus rigoureux possible pour montrer que le transfert de Nantes-Atlantique vers NDDL ne se justifie peut-être pas tant que ça, qu’il comporte plus de risques que de bénéfices pour la population. D’ailleurs quand un projet est soutenu aussi unanimement par le MEDEF, la droite et toutes les forces du capital, cela doit au minimum nous mettre la puce à l’oreille. J’ai essayé de ne pas rentrer dans des considérations plus générales comme quel mode de développement ou sur quelle croissance nous voulons. Ces questions sont elles aussi essentielles mais elles ont conduit à des prises de position extrêmes des deux côtés du spectre et ont fini par rendre aveugle sur le projet en lui-même. Ouvrons les yeux. Il est encore temps…

Avr 01

Après le 31 mars, on continue!

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La manifestation du 31 mars à Lorient (Photo Ouest-France)

La communication du PCF

pcf« Votre projet, Madame la ministre, doit être retiré (…). Votre projet de loi, c’est l’angoisse du lendemain et la soumission au patronat et aux actionnaires ».
Eliane Assassi, présidente du groupe communiste au Sénat

Le mouvement de contestation a connu un grand succès jeudi dernier. La pluie battante n’a pas arrêté les 1 200 000 jeunes et salarié-e-s qui ont défilé dans 260 lieux en France.

Ces défilés ne sont que la partie immergée de la colère sociale : plus de 70 % des Françaises et Français veulent le retrait de cette loi de casse du Code du travail. Les sénateurs communistes, sous les invectives de Manuel Valls et les huées de parlementaires de droite, d’extrême-droite et socialistes ont brandi dans l’hémicycle des pancartes : Loi Travail non merci !

Le gouvernement avait cru qu’en négociant le ralliement de la CFDT et en multipliant les intimidations policières, il découragerait le mouvement C’est raté ! La pression populaire s’amplifie et s’exprimera de nouveau dans la rue le mardi 5 avril et le samedi 9 avril prochains.

LOI TRAVAIL EL- KHOMRI : régressions sociales à tous les étages / #OnVautMieuxQueCa

Sans l’avouer ouvertement, le projet de loi met fin de fait aux trente-cinq heures. Des régressions, en voici quelques autres.

1. On travaillerait plus pour gagner moins, jusqu’à douze heures par jour par simple « accord ».

2. Les licenciements seraient facilités. Les risques encourus par les patrons pour licenciement abusif seraient réduits.

3. Les femmes seraient particulièrement pénalisées, notamment à travers la déréglementation des temps partiels.

4. Les patrons auraient toute liberté pour décider quand commence la semaine et contourner la majoration du dimanche.

5. La médecine du travail, les prud’hommes, les institutions représentatives du personnel seraient laminés.

6. Contrairement à un principe fondateur de notre droit social destiné à protéger les salariés, des accords d’entreprises pourraient contenir des dispositions plus défavorables aux travailleurs que ce que prévoit la loi.

Assez des politiques libérales ! Les propositions existent pour une autre politique.

1. Augmenter les salaires et baisser le temps de travail à 32 heures par semaine pour permettre la création de centaines de milliers d’emplois.

2. Créer une sécurité d’emploi et de formation garantissant à tout salarié la possibilité d’alterner périodes d’emploi et de formation sans passer par la case chômage.

3. Écrire un code du travail du 21e siècle qui permette de contester la mainmise des actionnaires et de la rentabilité financière sur les entreprises.

4. Prendre le contrôle du crédit bancaire, de l’argent public donné aux entreprises pour financer non pas des actionnaires sans contrepartie mais des programmes de création d’emplois et de formations qualifiantes, de recherche et d’innovation.

5. Donner aux salariés des droits et pouvoirs nouveaux d’intervention dans les choix des entreprises et aux citoyens et élus dans les choix de la cité.

6. Réformer le financement de la protection sociale pour inciter les entreprises à créer des emplois, financer le développement de la formation professionnelle, mutualiser les dépenses et mieux répartir les prélèvements entre les grands groupes et les PME.

Rendez-vous dans la rue les 5 et 9 avril jusqu’au retrait !

 La communication du Parti de Gauche

parti de gaucheVite le retrait
Le Parti de Gauche salue le formidable succès de la mobilisation du 31 mars.

Malgré un temps exécrable dans beaucoup de villes, cette journée a enregistré 1,2 millions de manifestants soit plus du double que le 9 mars. C’est bien la confirmation, dans la rue, qu’une grande majorité de Français refuse la loi travail.

Manif 31 mars Vannes

La manifestation de Vannes (photo Le télégramme)

Il est plus que temps que le gouvernement entende ce qui monte du pays contre ce projet de loi illégitime. Le PG appelle à se mobiliser pour en exiger le retrait lors des prochaines journées des 5 et 9 avril, comme l’ont décidés les organisations de jeunesse et les syndicats .

Mar 16

Loi travail: nouveau départ / même terminus

Manuel Valls a présenté aux organisations syndicales, patronales et de jeunesse, ce qu’il appelle le « nouveau départ » de la loi travail. Ce nouveau départ aboutit au même terminus.

tract loi travail 15-03-2016La logique du texte, qui organise la précarité, facilite les licenciements dits économiques, s’attaque à la durée du temps de travail, reste la même : elle fragilise les salarié-e-s, et ne permettra pas de s’attaquer réellement au chômage, contrairement à ce qu’a affirmé le Premier ministre dans sa présentation.

C’est ce que montre l’expérience des autres pays européens qui, comme en Allemagne, en Italie ou en Espagne, sous couvert de réformer leur droit du travail, ont développé la précarité et la réduction des droits pour les travailleurs, accru les inégalités, sans résoudre, au contraire, le problème du chômage.

Certes, les fortes mobilisations ont contraint le gouvernement à réécrire quelques articles de  la loi, ou faire quelques effets d’annonce .C’est un des résultats positifs à mettre au crédit de toutes les femmes et hommes qui se mobilisent pour s’opposer à ce texte et en exiger un autre. C’est un encouragement pour élargir la riposte à ce texte. En effet, toutes les mesures annoncées restent dérogeables selon les entreprises, le barème des indemnités prud’homales n’est pas supprimé contrairement à l’exigence de tous les syndicats, mais devient seulement « indicatif », et la garantie jeune, faute de moyens budgétaires pour y répondre réellement, reste un effet d’annonce sans garantie d’application, alors que les missions locales connaissent des difficultés accrues, comme l’ensemble des acteurs locaux de l’insertion sociale et professionnelle des jeunes.

Il y a chez ce gouvernement, au-delà des effets d’annonce, un incroyable acharnement contre les salariés, leurs organisations, et le monde du travail.

La mobilisation doit donc se poursuivre, notamment les 17 mars, à l’appel des organisations de jeunesse, le 31 mars à l’appel des syndicats, pour exiger le retrait du texte, et reprendre les négociations sur de nouvelles bases, pour un Code du travail répondant aux besoins de sécurisation réelle des parcours professionnels, s’attaquant réellement au cancer du chômage.

Le Parti communiste français du Morbihan, ses militant-e-s, ses élu-e-s, ses parlementaires, sont entièrement mobilisé-e-s pour contribuer à ce que la mobilisation se renforce encore jusqu’à ce que cet objectif soit atteint.

Elle invite à ce que partout dans le département des initiatives de rencontres, de débats, puissent se tenir pour décrypter la réalité du projet de loi, élaborer des propositions alternatives, et renforcer la mobilisation.

Pour y contribuer, la fédération PCF 56 invite ses militant-e-s et élu-e-s à agir pour atteindre et dépasser les 1,5 million de signatures, à être présents et contribuer partout au succès de la mobilisation demain 17 mars à Lorient à 14H devant la mairie

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