Archives de l’étiquette : Morbihan

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Mar 11

Créer une vraie dynamique pour les législatives

Lettre ouverte de militantes et militants du Front de Gauche du Morbihan à Jean-Luc Mélenchon

Cher Jean-Luc,

Dans notre département du Morbihan, le Front de gauche n’a jamais renoncé à son existence depuis sa création. Des associations et groupes locaux, réunissant des citoyennes et des citoyens, des militantes et militants de tous les partis et mouvements qui composent le Front de gauche du Morbihan (PG, PCF, Ensemble !, République et socialisme) se réunissent fréquemment et engagent des actions, ont mené toutes les campagnes électorales. Un collectif départemental coordonne leur activité. Beaucoup de ces militantes et militants, de ces citoyennes et citoyens se sont investis à l’origine dans la création de la France Insoumise et une grande majorité d’entre elles et eux ont milité pour ta candidature de longue date. Pour nous, l’affichage de notre diversité n’est pas un handicap mais un atout.

Les conditions sont donc remplies ici, sans difficulté, pour des binômes communs dans toutes les circonscriptions aux élections législatives, afin de créer une vraie dynamique pour les législatives, et aussi pour la présidentielle. Malheureusement, les groupes d’appui de la France Insoumise refusent de fait de travailler à ces candidatures communes, arguant de la stricte application de consignes venues du haut. Ce qui peut conduire à la situation absurde d’un affrontement entre le Front de gauche et la France Insoumise dans la plupart de ces circonscriptions qui sont, pour nos idées et nos combats communs, plutôt des terres de mission que des fiefs.

Sache que nous ne renonçons nulle part à présenter des candidatures avec la France Insoumise et que la porte est ouverte pour sortir par le haut du ridicule qui nous menace si France Insoumise n’assouplit pas ses positions. Sache aussi que nous sommes inquiets de voir des militantes et militants, des électrices et des électeurs acquis à ta candidature, rester sur le bord du chemin, se décourager, hésiter même quant à leur vote en avril.

Nous espérons que ces difficultés seront levées, et le plus tôt sera le mieux, pour dynamiser, dans notre département, nos campagnes présidentielle et législatives.

Très fraternellement,

Le 03 mars 2017

Déc 26

Goulard s’en prend à Bretagne Vivante

François Goulard et sa majorité ont décidé, quelques jours avant les fêtes de fin d’année de porter un rude coup à la préservation de l’environnement dans le département, en supprimant la subvention à Bretagne Vivante, au mépris de la riche activité de l’association et dans un déni de démocratie éclatant.

Le communiqué du Front de Gauche inquiet pour le financement des associations environnementales

bretagne-vivanteDepuis plusieurs dizaines d’années, les associations  Bretagne Vivante et Eaux et Rivières œuvrent au quotidien au service de l’environnement.

Jour après jour, elles travaillent à préserver la nature bretonne des atteintes de l’agriculture intensive et de l’urbanisation galopante. Sans aucun doute, elles ont permis de préserver notre région de dégâts irréversibles. Sans ces associations, notre littoral serait encore plus abimé qu’il ne l’est, nos rivières seraient mortes, notre maillage de talus et de haies encore plus amoindri, notre cadre de vie s’en trouverait considérablement dégradé. Afin de les aider et parce que les élu(e)s locaux ont reconnu depuis longtemps leur rôle majeur dans la connaissance et la préservation de la nature en Bretagne, des financements publics se sont mis progressivement en place pour permettre leur fonctionnement.

Reconnues d’utilité publique, ces associations emploient de nombreux et nombreuses salarié(e)s. Sur le terrain, ceux-ci éduquent la population à son environnement, participent à des programmes scientifiques, veillent sur notre belle nature et travaillent à sa préservation. La recherche de solutions issues des outils de la démocratie (enquêtes publiques, groupes de travail, commissions mixtes…) ont toujours privilégiées par  Bretagne Vivante et Eaux et Rivières, soucieuses d’un dialogue dont elles n’ignorent pas les vertus. Il arrive cependant que, pour se faire entendre et parce que la situation l’exige, ces associations demandent (et obtiennent le plus souvent) par la voix des tribunaux l’application des lois environnementales votées par les élu(e)s de la République: c’est l’exercice normal de la démocratie!

Hors, voici que le département du Morbihan, à l’occasion du vote du budget 2017, annonce la suppression de 55 000.00 € de financement à Bretagne Vivante, au motif que l’on ne finance pas un orpaysageganisme qui « nous assigne en justice comme pour le plan déchets » dixit François Goulard. Bretagne Vivante fait valoir un point de vue au regard de la loi, le département un autre: la justice tranchera. A ce stade, nous nous interrogeons: si elle tranche en faveur de Bretagne Vivante, Monsieur Goulard demandera-t-il la fin du financement de la justice?

Ce qui se joue devant nos yeux, c’est la remise en cause de l’état de droit par les tenants du libéralisme économique, car c’est bien de cela qu’il s’agit. Le dossier du plan déchets n’est qu’un prétexte pour mettre à mal celles et ceux qui s’opposent à cette politique. Nous demandons aux élu(e)s du département de reconsidérer leur décision, de mesurer ses conséquences pour la préservation de notre environnement et de la démocratie. Il en va également de l’emploi des salarié(e)s des associations à qui nous apportons notre soutien. Nous considérons qu’il est possible de revenir à la table des discussions et de sortir par le haut de cette situation.

Nous sommes prêts à rencontrer les élu(e)s départementaux pour débattre publiquement des modalités de mise en œuvre pérenne du financement de Bretagne Vivante et plus largement du mouvement environnementaliste dans notre département.

Le comité de liaison du Front de Gauche du Morbihan

 

Oct 12

En Morbihan, « Que demande le Peuple » ?

que-demande-le-peuple-lorientSamedi 8 octobre à Lorient devant la FNAC : dernier point de rencontre. 54 questionnaires ont été remplis, ce qui porte à 1250 le nombre de questionnaires saisis par les militants communistes du Morbihan. 65 000 ont été remplis à l’échelle nationale (voir site du PCF).
Premiers enseignement tirés par les militants :
La population est très réceptive à cet exercice de démocratie. Combien de fois avons-nous entendu : « C’’est bien la première fois que l’on me demande mon avis ».
Les priorités ne sont pas d’ordre sécuritaire comme on voudrait nous faire croire, mais portent sur l’urgence sociale (ressources pour vivre, résorption des inégalités), environnementale, et la qualité de vie (retraite plus tôt, 32 heures, reconnaissance dans le travail, temps libre, culture, éducation).
La France généreuse existe. Si le souci du « maintien de l’ordre » est réel, nombre des réponses sont favorables à l’accueil des migrants, au droit de vote des étrangers, aux dépenses pour la vie et non pour la guerre (armement).
La méfiance est grande vis-à-vis de la politique.
Partout revient la nécessité de respecter les engagements, d’interdire le cumul des mandats, de réduire le train de vie de l’Etat. La plupart des personnes rencontrées ont une image négative de la politique, ne disent rien en attendre tout en portant des exigences bien éloignées de la politique spectacle. Ainsi, sur les 94 questionnaires remplis devant l’UBS, 51 attendent en premier choix de la politique « l’amélioration du vivre ensemble », 38 « une société meilleure » et « plus égalitaire », 27 l’action « pour la-dignité humaine ».
Ceux qui disent attendre quelque chose du PCF demandent de la clarté (rupture avec le PS) et le rajeunissement des idées, des pratiques, de la communication. Et en même temps nous notons des encouragements : « continuez », ou « on attend du PCF qu’il se batte pour un monde meilleur ».

Sep 14

Rencontre départementale pour une alternative

Tout au long de ces derniers mois, plusieurs initiatives, organisées dans notre territoire comme partout en France, ont permis le rassemblement de toute la gauche qui refuse le néo-libéralisme du gouvernement.

Baud 2016 (2)Le quinquennat Hollande aura été le symbole d’un système politique à bout de souffle qui ne répond plus aux urgences de notre temps. Loin de l’alternative espérée, le bilan de ces cinq années est catastrophique : restriction de certaines libertés, stigmatisation, reculs sociaux, renoncements,  accroissement des inégalités.

Dans ce contexte, l’apathie de nos institutions vieillissantes, couplée à l’immobilisme de nos appareils et de nos pratiques politiques, favorise le développement et la propagation des solutions simplistes et dangereuses de l’extrême droite, revendiquées de plus en plus ouvertement par l’ancienne droite républicaine.

Nous affirmons que notre responsabilité collective est de construire une alternative commune pour répondre efficacement aux urgences démocratique, sociale et écologique, de notre société.

Baud 2016 (1)A Baud, le 1er juillet, 80 personnes de tout l’arc de la gauche se sont rencontrés pour discuter des débouchés politiques à donner au mouvement social récent en réaction à la Loi Travail. A Guidel, le 25 mars dernier, la soirée de lancement de l’association Voix de Gauche avait rassemblé plus de 300 citoyens, encartés ou non dans un parti politique, autour de la volonté de construire cette alternative à gauche, en dépassant les logiques internes des appareils.

Le succès de ces initiatives de rassemblement dans le Morbihan a posé les jalons d’une nouvelle dynamique, fondée sur la nécessité de travailler ensemble, en prenant la juste mesure de nos différences et en s’efforçant d’harmoniser et de faire converger nos positions.

C’est dans ce but que nous proposons à toutes celles et ceux qui se reconnaissent globalement dans cette analyse une rencontre le jeudi 22 septembre à Hennebont 20 h Centre socioculturel.

Nous proposons d’y échanger sur les questions qui préoccupent les un/es et les autres ; de lister les occasions et les instances où nous pourrions agir ensemble ; de déterminer des canaux et des méthodes qui permettront de poursuivre les échanges et les actions dans les mois qui suivent.

Quelle que soit notre approche de l’élection présidentielle et la possibilité d’une candidature commune, nous pouvons, en échangeant en amont, trouver des accords pour la suivante (législative) et, surtout, semer des graines de résistance et d’espoir.

Front de gauche, représenté par Joël Gallais; Voix de gauche, représenté par Philippe Noguès; EELV, représenté par Philippe Ladame

 

 

Juil 26

La dispersion, c’est la défaite

Appel de la fédération du PCF du Morbihan

Le 1er juillet dernier, nous nous sommes retrouvés à Baud, près d’une centaine de personnes de sensibilités, de positions diverses, mais animées par une volonté de rechercher les moyens d’apporter une réponse politique positive aux attentes du mouvement social et plus largement du pays.

Cette forte volonté unitaire, qu’on soit engagé ou non dans un militantisme politique, dans une organisation politique, dans un syndicat ou le mouvement associatif, est un bien précieux car il ne peut y avoir de succès, de victoire, sans un large et combatif rassemblement.

Les communistes du Morbihan partagent cette volonté. Nous avons la conviction que, dans la perspective des échéances politiques de 2017, l’élection présidentielle puis les élections législatives, la situation est bien plus ouverte qu’il n’y paraît. Il est possible de bousculer le scénario écrit par les partis et médias aujourd’hui dominants.

Ce scénario, c’est celui qui conduirait à devoir choisir, au second tour de l’élection présidentielle, entre Marine Le Pen et le candidat de la droite, et à sortir des élections législatives avec une majorité de droite flanquée d’une extrême droite à un très haut niveau.

Pour la population, pour le pays, pour les droits démocratiques et sociaux, ce scénario, s’il se réalisait, serait dramatique. D’autant plus dramatique que, cette fois-ci, il est annoncé de longue date et que les forces de progrès, si elles ne faisaient rien pour l’éviter, porteraient une part de responsabilité dans ce résultat.

Le Parti communiste est convaincu que le peuple de France ne mérite pas de vivre une telle catastrophe. Cela ne correspond pas la volonté de la majorité des électeurs et électrices. C’est autre chose qu’attend le pays, il le montre tous les jours. Il y a quelques mois, le gouvernement et le président de la République ont été empêchés de faire adopter la mesure antidémocratique de déchéance de nationalité. Dans leur acharnement à imposer la loi El Khomri, ils se heurtent depuis 5 mois à un mouvement social déterminé et puissant auquel nous participons. Ils n’ont trouvé aucune majorité, ni au Parlement, ni dans le pays, ni parmi les syndicats, ni dans leur propre électorat socialiste, pour soutenir un tel projet. Au contraire, malgré les violences, les provocations, les gênes multiples auxquelles l’opinion est confrontée, le soutien majoritaire au mouvement ne se dément pas.

Nous sommes déterminés à agir pour que les échéances politiques de 2017, le choix des électrices et électeurs, des salariés, des jeunes, correspondent aux aspirations qu’ils expriment. Nous agissons pour l’élection d’une nouvelle présidente ou d’un nouveau président, d’une nouvelle majorité qui batte la droite et l’extrême droite et qui rompe avec la politique poursuivie par François Hollande et Manuel Valls.

Les conditions pour ce succès, c’est une candidature commune à l’élection présidentielle, des candidatures rassembleuses aux élections législatives, de tous ceux qui se fixent de tels objectifs. Pour y parvenir, il faut se mettre d’accord sur des engagements politiques communs, des exigences et contenu essentiel. Sans attendre les discussions éventuelles au plan national, la fédération du PCF du Morbihan invite toutes les forces intéressées, ses partenaires du Front de gauche, EELV, Nouvelle Donne, Voix de gauche, la France insoumise, les syndicalistes et citoyennes et citoyens qui souhaitent s’y investir, à construire en commun, co-construire des rencontres, au niveau départemental puis des circonscriptions, pour élaborer ces exigences communes.

Nous souhaitons le faire de manière très ouverte à la société. Nous avons lancé nationalement une grande consultation «Que demande le peuple ?» avec l’ambition de contacter plusieurs centaines de milliers personnes dans le pays. Ce questionnaire, nous le mettons à la disposition de toutes celles et tous ceux qui souhaitent l’utiliser pour débattre, consulter les salariés, les citoyennes et citoyens, les jeunes.

Nous sommes ouverts à toutes les propositions, toutes les initiatives qui permettront de donner la parole, de faire connaître les exigences, et de rassembler. La dispersion, tout le monde le sait, c’est la défaite, c’est empêcher les aspirations populaires de trouver leur expression, alors que les échéances de 2017 seront décisives.

Lanester, le 11 juillet 2016

Mai 16

Loi travail : une nouvelle dynamique de mobilisation, offensifs et déterminés pour gagner

Nous relayons l’appel de l’intersyndicale nationale pour faire des 17 et 19 mai des journées de grèves et de manifestions.

Tétière intersyndicale
A l’appel de l’intersyndicale, ce 12 mai, une multiplicité d’initiatives a eu lieu sur tout le territoire : manifestations, rassemblements, grèves, interpellation des parlementaires, occupations de permanences, blocage de centres économiques, distributions de tracts et de matériels dans les entreprises appelant au renforcement de la mobilisation.

Le coup de force du gouvernement, en utilisant le 49-3, ne fait que renforcer la colère et la détermination des jeunes et des salariés.

D’ailleurs, l’opinion publique reste à plus de 70 % opposée au projet de loi et condamne dans les mêmes proportions l’utilisation du 49-3.

Véritable signe de faiblesse du gouvernement, celui-ci a été contraint d’utiliser ce déni de démocratie faute de majorité dans son propre camp.

Le projet demeure inacceptable et inamendable. La mobilisation doit se renforcer et grandir pour gagner le retrait et l’ouverture d’une réelle concertation avec les organisations syndicales afin d’obtenir un code du travail du 21ème Siècle.
L’intersyndicale réunie le 10 mai à d’ores et déjà appelé à deux nouvelles journées de grèves et de manifestations les 17 et 19 mai prochains.

Des secteurs professionnels ont déposé des préavis de grève, parfois reconductibles, dès le 16 mai au soir : transport routier, Aéroport de Paris, Cheminots, Marins, Ports et Docks, … D’autres travaillent à de fortes mobilisations, y compris par la grève : commerce, énergie, services publics, chimie …

Ce 12 mai a relancé une réelle dynamique de mobilisation qui doit s’amplifier dans les jours à venir.

Faites-nous part de vos initiatives dans vos localités ou vos entreprises, nous les relayons sur notre site et dans nos newsletters. Ecrire à morbihan@frontdegauche56.org.

Mar 25

Transports scolaires du Conseil Départemental : priorité à lʼemploi local et à la qualité du service public

Le Conseil Départemental du Morbihan a décidé dʼattribuer les transports scolaires à la société Kéolis, mettant en péril lʼentreprise Le Divenah, de Pluvigner, qui assurait jusquʼalors cette prestation.

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Le Parti Communiste Français partage lʼinquiétude des salariés et des parents dʼélèves.  Nous réaffirmons certains principes sur ce dossier : – Priorité au mieux disant et non au moins disant dans lʼattribution des marchés publics, en prenant en compte les critères sociaux, environnementaux, la qualité du service, la préservation de lʼemploi. – Les salariés de lʼentreprise doivent avoir la garantie quʼils seront réembauchés dans lʼentreprise titulaire de lʼappel dʼoffres, si ce choix est confirmé. – Notre préférence va à la gestion directe du service des transports scolaires par le Conseil Départemental, avec des emplois statutaires, plutôt quʼà des entreprises privées comme Kéolis nʼayant aucun lien avec le territoire. Mais en lʼoccurrence la délégation concerne une entreprise locale et familiale, qui risque de disparaître.  La fédération PCF du Morbihan apporte tout son soutien aux salariés et parents dʼélèves.