Archives de l’étiquette : Elections

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Déc 20

Indispensable: l’inscription sur les listes électorales

Aux  citoyennes et citoyens soutenant la candidature de Jean-Luc Mélenchon à la Présidentielle et celles des candidats communs aux législatives dans le département  du Morbihan:

Notre campagne est commencée et chacun apporte déjà sa contribution.

Pourtant une priorité se dégage de toutes les actions : les inscriptions sur les listes électorales.

Aussi je propose que nous nous donnions comme objectif, individuellement, de faire inscrire au moins un nouvel électeur, en argumentant bien entendu pour qu’il nous apporte sa voix, voire plus …

Nous pourrions en faire la première action du Collectif.

Idée lancée … (pour ma part j’ai déjà 4 nouveaux électeurs !!!)

Fraternellement.
Jean Pierre Fourré
marie-galege

Oct 31

Elections 2017 : rassembler pour changer vraiment !

Le Front de Gauche 56 précise sa démarche pour la séquence électorale de 2017. Ce premier texte est une invitation aux citoyennes et citoyens, aux syndicalistes, aux animateurs d’associations, aux militantes et militants des partis politiques qui ne peuvent se résoudre au scénario du recul social, démocratique et écologique.

Le Front de Gauche 56 propose un large rassemblement pour le progrès et l’émancipation, résolument anti-libéral. Un rassemblement ouvert et mobilisateur où chacune et chacun participe à son fonctionnement, jusqu’à la désignation des candidates et candidats représentatifs de la population du département.

Têtière New1 pour PDFLe monde va mal. Les tensions entre les humains sont nombreuses et inquiétantes. Les foyers de guerres se multiplient. Le capitalisme, dans ses crises successives, fait souffrir les peuples et maltraite la planète.

En France, alors que les profits des entreprises du CAC40 continuent de progresser de façon indécente, les inégalités se creusent, le chômage progresse, la précarité s’installe.

Le gouvernement de François Hollande et de Manuel Valls, contrairement aux engagements pris en début de mandat a accompagné en l’accentuant la logique de casse sociale qui fracture la société française.

Qui peut comprendre que le candidat Hollande qui affirmait hier « haïr la finance » ait fait adopter par l’assemblée nationale le CICE et ait imposé à coup de 49-3 la loi El Khomri.

Une telle trahison des engagements pris décrédibilise l’action politique, conduit à considérer que droite et gauche c’est pareil, alimente la thèse du « tous pourris » et renforce la rhétorique du Front national.

Faute d’alternative visible à gauche, la société se crispe dangereusement et se replie sur elle-même. L’hystérie identitaire développée par la droite et l’extrême droite et largement relayée par les médias, attise les peurs et les haines et pousse à des dérives liberticides dangereuses pour les fondements même de notre démocratie. L’idée même de laïcité est dévoyée pour fracturer la société.

Dans un tel contexte, Il est urgent de réagir en construisant collectivement une vraie alternative à gauche susceptible de donner de l’espoir et de réenchanter le champ du politique.

Pour cela, il est nécessaire de rassembler dans la réflexion et dans l’action, des militant·e·s politiques et syndica·les·ux, des citoyen·ne·s engagé·e·s dans le mouvement associatif, ainsi que toutes celles et tous ceux, qui par leur engagement personnel récusent le néo libéralisme qui détruit les vies et notre environnement.

Faute de rassembler et de construire ensemble, la gauche de transformation sociale risque de disparaître du paysage politique et à court terme, des bancs de la prochaine Assemblée nationale.

Les prochaines échéances électorales de 2017 constituent un moment essentiel de la vie politique. Leur résultat sera lourd de conséquences. Les élections présidentielle et législatives, compte tenu de leur proximité, constituent une même séquence politique. Il faut tout mettre en œuvre, pour que la gauche authentique, celle de transformation sociale, écologique et féministe, se présente unie et forte dès le premier tour de scrutin.

S’agissant des législatives, dans un contexte national plus marqué par l’éparpillement que par le souci de travailler ensemble, la rencontre organisée à Baud, le 1er juillet dernier, constitue une chance pour celles et ceux qui aspirent à de vrais changements.

Les échanges constructifs et respectueux, que nous avons eus début juillet, ont témoigné d’une volonté partagée d’avancer ensemble en dépassant les logiques d’appareil, pour essayer de construire dans chaque circonscription du Morbihan, des candidatures communes.

Au-delà de l’accord de principe, Il s’agit maintenant de travailler à faire converger nos points de vue sur le socle politique commun sur lequel se fonderont les candidatures et sur les principes et modalités de conduite de la campagne.

a) Le socle commun :

Le reproche est largement fait aux élu·e·s, quelquefois avec raison, de ne pas respecter leurs engagements une fois qu’elles et ils sont élu·e·s. Aussi nous paraît-il nécessaire d’affirmer que les principes que nous aurons ensemble validés vaudront engagement pour les candidat·e·s qui auront été désigné·e·s.

Le socle commun devrait pouvoir préciser les principes politiques guidant l’action des futur·e·s élu·e·s ainsi que les principes d’exercice de leur mandat valant en quelque sorte contrat avec notre collectif et avec les électrices et les électeurs.

Il faut éviter deux écueils : un catalogue détaillé d’engagements qui ne permettrait pas d’aller à l’essentiel et des formulations imprécises pouvant masquer des désaccords entre nous et conduire ultérieurement à des difficultés dans la conduite de la campagne.

Ceci étant précisé, nous mettons au débat quelques axes qui pourraient trouver place dans le socle politique à construire ensemble (et dont la présentation reste à définir).

Les candidate·e·s morbihannai·se·s pour une vraie alternative à gauche pourraient s’engager, dans leur activité de parlementaire sur les axes politiques suivants :

–        Sortir des politiques d’austérité.

–        Abroger la loi El Khomri et procéder à la réécriture d’un code du travail sauvegardant les droits des salarié·e·s dans l’entreprise. Mettre en place une Sécurité Sociale professionnelle, par un nouveau statut du travail salarié.

–        Interdire les licenciements boursiers.

–        Partager les richesses par la fiscalité, la limitation des écarts de salaires (1 à 20) et la taxation du grand  patrimoine.

–        Rétablir le droit à la retraite à 60 ans et consolider les 35 heures avec les 32 heures en perspective.

–        Soutenir et développer un service public de qualité et accessible à tous.

–        Créer un pôle bancaire public.

–        Sortir du traité de Lisbonne et construire une autre Europe en plaçant la démocratie et le progrès social au cœur de la construction européenne. Rejeter les accords commerciaux transatlantiques TAFTA et CETA qui bafouent les fondements démocratiques et républicains de notre pays et d’autres nations européennes.

–        Sortir de l’OTAN et s’abstraire de toute coalition militaire. Orienter notre diplomatie uniquement vers la paix et le désarmement.

–        Les migrants fuient la guerre, la sauvagerie et les désastres écologiques. Il faut agir à la fois pour aider au développement économique des pays de départ et pour accueillir dignement, lorsqu’ils sont arrivés en France, les réfugiés et les migrants économiques et climatiques en les aidant par des actions de formation et  d’accompagnement social adapté à se construire un avenir dans notre pays.

–        Accompagner la transition énergétique par une politique active de financement des énergies renouvelables, de développement des transports publics, de rééquilibrage entre le rail et la route.

–        Favoriser les circuits courts et les productions locales. Sauvegarder l’agriculture paysanne et favoriser son développement en réduisant le secteur de l’agro-industrie.

–        Abandonner les grands projets onéreux et inutiles notamment, l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes.

–        Abroger les lois liberticides votées sous les quinquennats de Nicolas Sarkozy et François Hollande.

–        Favoriser en toute occasion les principes de laïcité, bases de la République sociale.

–        Favoriser la place des femmes dans tous les espaces publics de la vie sociale.

–        Travailler à des propositions visant à démocratiser les institutions par l’avènement d’une 6ème République.

–        Plusieurs propositions pourront porter sur sujets départementaux et locaux comme le soutien à l’agriculture paysanne et à la pêche artisanale,  la sauvegarde de la construction navale. Les dépenses de surarmement et de ventes d’armes devront être écartées. La reconversion des industries militaires devra être étudiée.

S’agissant de l’exercice de leur mandat, les futur·e·s candidat·e·s pourraient s’engager :

–        à rendre compte régulièrement de leur mandat au moyen de compte rendu de mandats ;

–        à mettre en place un dispositif de contrôle citoyen, sur la mise en œuvre des engagements pris ;

–        à soutenir tout dispositif législatif visant à limiter le cumul et la durée des mandats ;

–        à travailler à l’élaboration d’un véritable statut de l’élu.

 

b) Principes et modalités de conduite de la campagne :

L’élaboration de notre socle politique et les modalités de désignation des candidat·e·s devra être la propriété de notre mouvement naissant. Le mouvement social opposé à la loi travail a ravivé la conviction que l’action des salarié·e·s est essentielle. L’irruption de nouvelles formes de débats et de prise de parole, la naissance de réseaux citoyens plus transversaux, incarnés, par exemple, mais pas seulement, par Nuit debout, nécessite de trouver des formes d’organisation et de conduite de la campagne intégrant l’ensemble des forces vives qui veulent construire, en Morbihan et ailleurs, une vraie alternative de gauche au néolibéralisme.

Notre mouvement devra se doter d’un collectif de campagne large intégrant les partis de la gauche d’alternative, le Front de Gauche, les partisans de la France Insoumise, des syndicalistes, des militants associatifs, féministes, d’organisations de jeunesse, des citoyen·ne·s non encarté·e·s. Se réunissant régulièrement, ce collectif rendra compte de ses réflexions et propositions, les mettra en débat et sera contrôlé en permanence dans son fonctionnement. Chaque participant doit avoir la conviction que tout le fonctionnement de la campagne se fera en toute transparence et clarté et que toutes les décisions seront prises par ce mouvement.

La désignation des candidat·e·s ne devra sans doute pas privilégier la référence partidaire mais plutôt la capacité reconnue par  notre collectif à porter nos axes de campagne, à convaincre, à gagner.

Nous considérons, dans l’intérêt de la lisibilité et de l’efficacité de notre campagne, qu’il faut privilégier une conduite départementale garante d’une bonne mise en œuvre de nos principes à une atomisation par circonscription.

En outre, la base politique de notre démarche implique une totale loyauté envers les électeur·rice·s. Ainsi, lors du scrutin législatif, nous n’appellerons pas à voter pour les candidats ayant soutenu la politique libérale du gouvernement Hollande-Valls. Et nous ne négocierons aucun accord électoral avec eux.

Il faudra, en outre, bien préciser les modalités de financement de la campagne en prenant toutes les mesures nécessaires pour solliciter des financements citoyens, venant compléter les financements traditionnels des partis. Le collectif veillera à la transparence de la dimension financière de la campagne.

Une attention particulière devra être portée à la communication. L’enjeu de la clarté et de la lisibilité est essentiel, en portant l’effort sur les formes nouvelles de communication : réseaux sociaux, médias en ligne… Une structure ad hoc pourrait être créée aux côtés du collectif de campagne.

Auray le 14 octobre 2016

Les citoyen·ne·s engagé·e·s dans le comité de liaison(*) du Front de Gauche du Morbihan.

(*) composé de membres du Parti communiste français, d’Ensemble!, du Parti de gauche, de République et socialisme, d’ami·e·s du Front de Gauche, de citoyen·ne·s engagé·e·s dans la France insoumise.

 

Juil 26

La dispersion, c’est la défaite

Appel de la fédération du PCF du Morbihan

Le 1er juillet dernier, nous nous sommes retrouvés à Baud, près d’une centaine de personnes de sensibilités, de positions diverses, mais animées par une volonté de rechercher les moyens d’apporter une réponse politique positive aux attentes du mouvement social et plus largement du pays.

Cette forte volonté unitaire, qu’on soit engagé ou non dans un militantisme politique, dans une organisation politique, dans un syndicat ou le mouvement associatif, est un bien précieux car il ne peut y avoir de succès, de victoire, sans un large et combatif rassemblement.

Les communistes du Morbihan partagent cette volonté. Nous avons la conviction que, dans la perspective des échéances politiques de 2017, l’élection présidentielle puis les élections législatives, la situation est bien plus ouverte qu’il n’y paraît. Il est possible de bousculer le scénario écrit par les partis et médias aujourd’hui dominants.

Ce scénario, c’est celui qui conduirait à devoir choisir, au second tour de l’élection présidentielle, entre Marine Le Pen et le candidat de la droite, et à sortir des élections législatives avec une majorité de droite flanquée d’une extrême droite à un très haut niveau.

Pour la population, pour le pays, pour les droits démocratiques et sociaux, ce scénario, s’il se réalisait, serait dramatique. D’autant plus dramatique que, cette fois-ci, il est annoncé de longue date et que les forces de progrès, si elles ne faisaient rien pour l’éviter, porteraient une part de responsabilité dans ce résultat.

Le Parti communiste est convaincu que le peuple de France ne mérite pas de vivre une telle catastrophe. Cela ne correspond pas la volonté de la majorité des électeurs et électrices. C’est autre chose qu’attend le pays, il le montre tous les jours. Il y a quelques mois, le gouvernement et le président de la République ont été empêchés de faire adopter la mesure antidémocratique de déchéance de nationalité. Dans leur acharnement à imposer la loi El Khomri, ils se heurtent depuis 5 mois à un mouvement social déterminé et puissant auquel nous participons. Ils n’ont trouvé aucune majorité, ni au Parlement, ni dans le pays, ni parmi les syndicats, ni dans leur propre électorat socialiste, pour soutenir un tel projet. Au contraire, malgré les violences, les provocations, les gênes multiples auxquelles l’opinion est confrontée, le soutien majoritaire au mouvement ne se dément pas.

Nous sommes déterminés à agir pour que les échéances politiques de 2017, le choix des électrices et électeurs, des salariés, des jeunes, correspondent aux aspirations qu’ils expriment. Nous agissons pour l’élection d’une nouvelle présidente ou d’un nouveau président, d’une nouvelle majorité qui batte la droite et l’extrême droite et qui rompe avec la politique poursuivie par François Hollande et Manuel Valls.

Les conditions pour ce succès, c’est une candidature commune à l’élection présidentielle, des candidatures rassembleuses aux élections législatives, de tous ceux qui se fixent de tels objectifs. Pour y parvenir, il faut se mettre d’accord sur des engagements politiques communs, des exigences et contenu essentiel. Sans attendre les discussions éventuelles au plan national, la fédération du PCF du Morbihan invite toutes les forces intéressées, ses partenaires du Front de gauche, EELV, Nouvelle Donne, Voix de gauche, la France insoumise, les syndicalistes et citoyennes et citoyens qui souhaitent s’y investir, à construire en commun, co-construire des rencontres, au niveau départemental puis des circonscriptions, pour élaborer ces exigences communes.

Nous souhaitons le faire de manière très ouverte à la société. Nous avons lancé nationalement une grande consultation «Que demande le peuple ?» avec l’ambition de contacter plusieurs centaines de milliers personnes dans le pays. Ce questionnaire, nous le mettons à la disposition de toutes celles et tous ceux qui souhaitent l’utiliser pour débattre, consulter les salariés, les citoyennes et citoyens, les jeunes.

Nous sommes ouverts à toutes les propositions, toutes les initiatives qui permettront de donner la parole, de faire connaître les exigences, et de rassembler. La dispersion, tout le monde le sait, c’est la défaite, c’est empêcher les aspirations populaires de trouver leur expression, alors que les échéances de 2017 seront décisives.

Lanester, le 11 juillet 2016