Archives de l’étiquette : doc-débat

Projection-Débat : « Demain »

Demain La Roche Bernard 20_22 janv 2016

La projection du film « Demain » se prépare avec enthousiasme.
Nous recherchons des personnes volontaires pour prendre la paroles et expliquer leur action déjà en oeuvre dans notre secteur.L’objectif à la fin du film étant de mobiliser les troupes pour généraliser l’élan des participants à trouver leur voie pour prendre part à un monde meilleur.
Si vous êtes motivé et avez envie de partager votre expérience n’hésitez pas à nous contacter ou à venir à notre réunion d’organisation le 06 janvier à 9h30 à l’Éco-lieu « Unis…vers » 9 rue de Nantes….

Le Café débat citoyen, Terre en Vie, Colibris,…  vous invitent à participer à la projection du film « Demain » au cinéma de la Roche-Bernard, le 20 janvier 2016 à 20h00 (attention horaire inhabituel – tarif 4€). Ce film nous expose les problématiques dues au réchauffement climatique et nous donne des solutions par l’intermédiaire d’exemples concrets déjà réalisés un peu partout dans le monde.

Un débat suivra, le vendredi 22 janvier 2016 à 20h00 dans l’Éco-lieu (9 rue de Nantes à La Roche Bernard) sur le thème : « Et maintenant, que faisons-nous pour demain ? » avec la présence d’un maximum d’acteurs de secteur géographique pour répondre à vos interrogations sur les différents projets et actions déjà en cours ou à venir.
Nous établirons la liste des actions citoyennes locales existantes et échangerons sur les projets d’action afin de les concrétiser (écologie, économie locale, éducation, permaculture, monnaie locale, …).

Nous pensons qu’il y a de plus en plus d’initiatives locales qui gagneraient à regrouper leurs énergies pour faciliter les changements qui s’opèrent de façon individuelle autour de chez nous.
Ce débat se veut être un point de départ pour donner envie de vivre, consommer et penser autrement, ensemble, par le biais d’actions concrètes.

Venez, prenez connaissance des actions en cours, donnez vos idées, partagez vos projets, aidez-nous en diffusant l’information, apposez l’affiche jointe. Bref… Agissons maintenant pour nous, pour les autres et bien sûr pour nos enfants.

 le Café Débat Citoyen (Groupe Facebook : Café Débat Citoyen – Canton La Roche-Bernard) Avec les Colibris pays de Rhuys-Muzillac, avec l’association Terre en Vie de Muzillac, avec l’Éco-lieu « Unis…vers » de La Roche-Bernard et … avec vous!

Doc-Débat : « Le dernier continent »

Film de Vincent Lapize 2015, débat avec des zadistes

Pour plus d’infos, un clic ici

Projection-Débat : « La mort est dans le pré »

La mort est dans le préprojection-débat proposée en partenariat avec un collectif citoyen du Pays de Questembert autour du documentaire « La mort est dans le pré » d’Eric Guéret. 2012. France. 52 min.
Avec le témoignage des salariés de la coopérative Nutréa-Triskalia intoxiqués sur leur lieu de travail par des pesticides, et l’intervention du Dr Jean-François Deleume.

« Quand on découvrira toute la vérité sur les dangers des pesticides, ce sera un scandale pire que celui du sang contaminé. Je n’ai pas de raisons de me taire. » L’agriculteur qui nous parle est atteint d’un cancer à 47 ans. C’est une victime des pesticides qu’il manipule tous les jours. Des centaines d’agriculteurs sont frappés. Victimes des produits phytosanitaires que l’on croyait « anodins ». Ces élèves issus de l’école agricole intensive les utilisent depuis les années 50 sur leurs exploitations jusqu’au jour où les maux de tête, la fatigue, les comas successifs les ont conduits à l’hôpital. Diagnostics : maladie de Parkinson, leucémie, cancers,… Ce qui ressemble à une épidémie apparaît au grand jour. Ce documentaire est une immersion auprès de ces agriculteurs atteints de maladies mortelles. Nous allons partager le destin de ces familles ébranlées, dans l’intimité de leur itinéraire médical, de leur combat pour être reconnu par la MSA, sur l’exploitation pour changer de pratiques, au tribunal aussi… Premières victimes de ce système agricole intensif, les agriculteurs en sont aussi les acteurs principaux. Remise en question de leurs pratiques, de leur héritage, du sens même donné à leur mission de « nourrir la planète », quand la maladie arrive, elle bouleverse un idéal solidement ancré. Malgré tout, la majorité d’entre eux continuent à utiliser ces produits qui les rongent à petit feu. Pourquoi ? D’autres organisent la résistance. Alerter les agriculteurs et les citoyens, entamer une procédure symbolique contre le géant des produits phytosanitaires, Monsanto : rien n’est perdu pour ces victimes qui entendent révolutionner leurs pratiques.
La presse en parle :
(…) ce film choral dévoile des personnages attachants, femmes et hommes coura-geux et pudiques auxquels on pense longtemps après la dernière image. Tous passionnés par leur métier d’agriculteur. Même s’il les tue en silence. Libération

 

Eurovillage : doc-débat

EUROVILLAGE  Un film de FRANCOIS PIROT  2015 • 58min

Le réalisateur belge, François Pirot, viendra à Sérent nous présenter son tout nouveau documentaire « Eurovillage » avec présence de Plum’fm.

Bien connu du public par le film « Mobile Home » sorti en 2012, François Pirot nous emmène cette fois au centre d’accueil d’Herbeumont dans les Ardennes belges, où il est allé à la rencontre des demandeurs d’asile.

« Eurovillage » est un village de vacances isolé au milieu de la forêt ardennaise qui a été converti en 2011 en centre d’accueil pour demandeurs d’asile.

Les résidents qui l’habitent y attendent, pendant une durée indéterminée, la réponse à cette angoissante question : vont-ils oui ou non obtenir un statut de réfugié et avoir l’autorisation de rester sur le territoire belge ?

Comment traversent-ils cette étrange période, déconnectés de la vie réelle, suspendus entre ce qu’ils ont quitté et un futur incertain, qui, pour un grand nombre d’entre eux, prendra la forme d’un “ordre de quitter le territoire” ? »

Plus que jamais d’actualité, ce documentaire pose la question du phénomène migratoire et nous interpelle sur notre humanité.

Le point de vue du Réalisateur

Thématiques

« On entend surtout parler des réfugiés lorsque leurs difficultés sont évidentes, visibles et tragiques. La périlleuse traversée clandestine d’un désert ou d’un océan, les campements de fortune aux frontières, près des bâtiments officiels ou dans la « jungle » de Calais; ces étapes sont mises en lumière, et tant mieux.

Mais souvent, dès qu’ils sont pris en charge par l’état, et qu’ils devient officiellement « demandeurs d’asile », ce qui se passe pour eux devient plus flou, moins connu.

Après avoir passé les portes des centres d’accueil, leur voyage, même s’il est maintenant immobile, est pourtant encore bien loin d’être terminé. En effet, pendant des mois, voire des années (ce qui est heureusement plus rare aujourd’hui), ils vont devoir encore attendre la réponse à leur demande d’asile. Certes, leur vie n’est plus en danger; ils dorment au chaud et ont de quoi manger. Mais ils ne sont pas encore arrivés réellement quelque part, c’est à dire dans un endroit où ils pourront réellement se construire, s’ils le souhaitent, une vie solide et durable.

Eurovillage est un ancien centre de vacances, situé au milieu de la forêt ardennaise, et qui a été converti en 2001 en centre d’accueil « ouvert » pour demandeurs d’asile. Jusqu’à 450 demandeurs peuvent y résider, dans des bungalows ou dans des chambres. Il est étonnant de découvrir, isolé et enclavé dans ce paysage typiquement belge, ce village dont les habitants viennent de toutes les zones sensibles du monde. Syriens, Afghans, Erythréens, Tibétains, Guinéens, Georgiens etc. y vivent, ou plutôt y attendent ensemble, sans véritable contact avec la réalité belge.

Ce village au sein de la forêt m’a toujours fait penser à un paquebot au milieu de l’océan, dont les passagers espèrent un jour pouvoir poser le pied sur un sol solide. Pourtant, environ les deux tiers d’entre eux, à l’issue de cette attente, seront priés de quitter le territoire belge et de rentrer chez eux. La plupart ne le faisant pas, ils deviendront illégaux: présents, mais officiellement invisibles. Comment, dans ces conditions, imaginer que leur séjour dans ce centre peut être vécu sans angoisse?

Eurovillage explore ce moment très particulier que traversent les personnes qui demandent l’asile. Ce moment où leur existence est mise en stand-by, où ils se trouvent comme suspendus en apesanteur entre deux vies, celles qu’ils ont quittée, et une autre, qu’ils espèrent pouvoir recréer. Un « non-temps », un « non—lieu », un interminable sas vers un incertain futur.

Eurovillage traite donc de l’attente, mais aussi de l’exil et de la sourde douleur qu’il diffuse chez ceux qui en font l’expérience. Et surtout, au final, de cette nécessité que nous avons tous de pouvoir nous poser quelque part. D’avoir, tout simplement, une place sur la terre où nous avons le droit de nous construire une existence, et donc une identité. »

L’identification

« Souvent, on m’a demandé ce que ce film allait apporter de plus à la masse de productions actuelles sur les migrants.

Sa spécificité, je pense, est justement de s’arrêter sur un des moments les moins « sensationnels », à priori, du parcours de ces derniers. Face à des événements aussi tragiques que la traversée mortelle d’un désert ou le naufrage d’une embarcation de fortune, nous sommes certes horrifiés. Mais, en même temps, cette réalité est, par son horreur, souvent très lointaine de la nôtre. Elle nous choque, mais pouvons-nous parvenir à ressentir réellement ce que cela peut être de traverser de telles épreuves ? Et cela ne nous pousse-t-il pas, peut-être, à continuer à voir une réelle frontière entre « eux », étrangers venant de pays lointains et troublés, et « nous », habitants de pays riches et protégés ?

Avec Eurovillage, nous passons du temps avec des personnes vivant dans des infrastructures et un paysage qui nous sont familiers, et qui bénéficient de conditions de vie correctes. « L’ étiquette » de réfugié est donc moins visible et peut permettre au spectateur, du moins je l’espère, de ressentir de façon plus sensible ce que peut être l’exil, et la peur du lendemain. De s’identifier, donc, dans le sens de « ressentir avec ».

La volonté était de créer, par l’immersion du spectateur dans le centre, une connexion davantage émotionnelle qu’intellectuelle ou factuelle. Par exemple, on n’apprendra pas dans le détail ce qui a poussé ces personnes à s’exiler et à demander une protection, mais on pourra, je l’espère, s’approcher un peu de l’expérience sensible et douloureuse de l’exil. Et de cette manière, peut-être peut-on commencer à s’interroger de façon plus complexe sur la question de l’immigration et de sa gestion par l’état. »

Le lieu, le point de vue, le cadre

« Conjointement à la problématique des demandeurs d’asile, que j’avais envie d’explorer à travers la réalisation de ce film, c’est aussi un lieu, qui m’a attiré. La confrontation entre ce paysage forestier ardennais – celui où j’ai grandi – et ces demandeurs d’asile, dont on parle tant mais qu’on connaît finalement si peu, m’a intrigué. Le connu, le familier de ces paysages, et le lointain et l’étranger qui y sont « précipités » créent un effet véritablement surréaliste, c’est à dire un effet issu de la confrontation entre des éléments qu’on associe habituellement pas.

Mais il ne suffit pas que cet effet soit curieux pour être intéressant. Pour moi, il raconte également quelque chose de plus large, qui est la volonté de contrôle total de l’immigration par les pays européens. Rassembler ces personnes dans un même lieu isolé, n’est-ce pas vouloir cadrer au maximum un phénomène pour qu’il ne déborde pas, pour garder sur lui un contrôle le plus complet possible?

Ce lieu, en étant à ce point isolé et délimité, et en n’offrant presque aucun contact réel avec la société belge, apparaît dès lors comme une métaphore de ce que sont en train de de vivre ses résidents. Un espèce de purgatoire, où l’on attend, sans savoir combien de temps, de pouvoir être autorisé (ou pas) à entrer dans un monde ou l’on pourra enfin vivre quelque chose. On pourrait le comparer également à un paquebot qui vogue sur un océan, sans qu’on sache vraiment s’il touchera terre un jour.

La nature particulière de ce lieu m’a donné l’envie d’en faire un personnage central. C’est de son point de vue, pourrait-on dire, que l’on observe la vie des habitants du centre. Son potentiel métaphorique m’a poussé à l’inclure au maximum dans les plans. D’où le choix du cinémascope, qui permet de filmer un personnage tout en donnant également de la place au décor dans lequel il évolue.

La fixité des cadres est aussi une façon de traduire cinématographiquement l’identité du lieu et de ce qui s’y passe. Ici, tout est coloré par l’attente, donc par une absence de mouvement. Bouger trop la caméra aurait été une façon artificielle d’amener du mouvement dans un lieu où il n’y en a pas.

L’absence d’interview s’est très vite imposée à moi. Etant donné que les résidents sont dans une période où ils doivent prouver aux autorités belges qu’ils sont en droit de recevoir un statut de réfugié, tout récit de leur histoire personnelle ne peut être que « formaté » dans ce sens. De plus, mon intention était ici moins de raconter ce qui leur est arrivé (ce qui est évidemment très utile et louable par ailleurs) que de tenter de faire ressentir ce qui est en train de leur arriver.

J’ai aussi essayé de traduire la sensation particulière qu’on ressent en restant longtemps dans ce lieu. En apparence, tout est calme; on dirait presque qu’on est toujours dans un centre de vacances. Mais, au fur et à mesure, une impression d’étouffement se fait ressentir, et malgré l’ouverture du lieu, une sensation d’enfermement presque palpable s’impose.

Les histoires passées douloureuses, même si elles sont tues, et la perspective angoissante de ne pouvoir peut-être pas rester sur le territoire, « infusent » l’atmosphère. Progressivement, une émotion, issue de l’accumulation de cette tension, finit par émerger. Le film a tenté de rester fidèle à cela, en ne cherchant pas la situation sensationnelle ou une expression plus évidente du sentiment, mais en superposant au fur et à mesure des « touches », peut-être fragiles, mais dont l’accumulation permet – enfin je l’espère – de nous emporter progressivement dans une émotion moins superficielle. « 

« A la lettre »

film de Marianne Bressy (2013, 68 min), en présence de la réalisatrice

public adultes

Le film propose une plongée régionale dans la lutte contre l’illettrisme. Pendant un an, la réalisatrice a suivi des personnes en situation d’illettrisme et rencontré des acteurs régionaux (associations, organismes de formation…) luttant contre le phénomène.

La Bretagne n’est pas une région particulièrement touchée par l’illettrisme. Par conséquent, on en parle peu, ce qui ne veut pas dire pour autant que le phénomène est inexistant. Selon les dernières estimations chiffrées, entre 150 000 et 200 000 bretons âgés de 18 à 64 ans seraient dans cette situation.

Film réalisé avec le soutien de l’agence nationale pour la cohésion sociale et l’égalité des chances (ACSE). Produit par « Les films de l’autre côté » en coproduction avec le CRDP de l’académie de Rennes et le CNDP.

Doc-débat : Examen d’état

EXAMEN D’ETAT : Un film de DIEUDO HAMAD 2014 • 1H30

suivi d’un débat sur l’éducation en Afrique de l’Ouest

la bande-annonce et un entretien avec le réalisateur ici