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Fév 17

Pour mettre l’argent des banques au service des activités utiles, il faut nationaliser BNP-Paribas et Société Générale

Lorient5 0217Des militants du Front de gauche de Lorient ont mené une opération banques propres mercredi 15 février à Lorient. Armés de serpillières et de raclettes, ils procédaient au nettoyage de la Société Générale et de PNB, accusés de préférer les marchés financiers au financement de l’économie réelle.

Le PCF revendique la nationalisation des 2 mastodontes financiers à base française pour reprendre la main sur la finance. « Les banques créent 90 % de la monnaie qui circule dans le pays. Il est inconcevable qu’elles ne soient pas sous contrôle public. Aujourd’hui les grandes banques font d’énormes profits en plaçant l’argent sur les marchés financiers. Il faut que cet argent soit réorienté, par exemple en prêtant à taux Zéro aux PME qui créent de l’emploi. Pour cela il faut un service public de la banque », affirment Delphine Alexandre et Stéphane Le Roux, candidats du Front de gauche aux législatives.

C’est bon pour les riches…

Lorient1 0217En 2015 les banques ont touché 211 millions d’euros au titre du CICE. Parmi BNP Paribas (39 millions) et Société Générale (38 millions) battent des records. La BNP détient 171 filiales dans les paradis fiscaux, et a réalisé en 2014 2,5 milliards d’€ de profits. La Société Générale a fait 1,3 milliards d’€ de profits et annonce la suppression de 3 000 emplois et de 400 agences. La banque HSBC a détourné 180 milliards d’€ de l’impôt, dont 5 milliards en France, par l’entremise de sa filiale suisse.

… C’est dur pour les autres

Les frais bancaires ont augmenté de  13 % en moyenne au 1er janvier 2017 BNP et SG financent allégrement les activités les plus polluantes, comme les centrales à charbon de Pologne et D’Indonésie. 20 000 suppressions d’emplois sont annoncées dans le secteur bancaire.

La banque dont nous avons besoin…

« Notre ennemi c’est la finance » :

– La BCE, indépendante des Etats, a mis la Grèce à genoux
– Les grandes banques battent des records au CAC 40, empochent l’argent du CICE, tout en supprimant l’emploi
– Elles trempent dans l’évasion fiscale (scandale HSBC)
– Elles jouent sur les marchés financiers au détriment des crédits aux PME et aux particuliers
– Elles financent les activités carbonées…

• Les banques issues du mouvement mutualiste et coopératif valent-elles mieux ?
• Qu’en est-il de l’épargne citoyenne, des monnaies locales ?
• De quelles banques avons-nous besoin, au service de l’emploi et des territoires ?
• En quoi consiste la proposition d’un pôle public régional d’investissement, porté par le Front de gauche aux élections régionales ?

Venez en débattre avec Denis DURAND, militant CGT à la Banque de France, membre de la commission économique du PCF

En présence de Xavier Compain, tête de liste FG aux Régionales

Ce débat sera précédé d’une initiative médiatique de 16 à 18H devant la BNP (17, rue de la Patrie) et la SG (10, Rue de l’Assemblée nationale) à Lorient pour dénoncer la dérive des pratiques bancaires.

« Grèce : non à la dictature des banques et des créanciers »

« Il existe des politiques alternatives à l’austérité en Europe », en présence de Dominique PLIHON :

Né en 1946, Dominique Plihon a obtenu le diplôme de l’Institut d’études politiques de Paris en 1969. En 1970, il est parti travailler aux États-Unis où il a produit et soutenu un doctorat en économie financière en 1974 à l’université de New York. Après avoir travaillé pour la Banque de France de 1974 à 1983, puis pour le Commissariat général du Plan jusqu’en 1988, il a réussi le concours de l’agrégation de l’enseignement supérieur en sciences économiques et est devenu professeur d’université1.

Sur le plan politique, après avoir longtemps milité à la CFDT et au PSU, et en particulier au sein de sa commission internationale, laquelle a donné naissance au CEDETIM, il s’est investi après 1998 dans l’organisation altermondialiste Attac. Il participe activement depuis 1999 à son conseil scientifique que présidait alors René Passet. Quand ce dernier s’est retiré en 2002, c’est sur sa demande qu’il lui a succédé à la présidence de cette instance essentielle de Attac.