Lettre d’information d’Ensemble! Numéro 12 – 30 septembre 2016  

logoAu sommaire :

  • 8 octobre toutes et tous à Notre-Dame-des-Landes ! Que résonnent le chants de nos bâtons !
  • Alstom : pour un pôle publique public de transport ecologique
  • Changement d’état-civil des personnes trans : ni médicalisation, ni judiciarisation !
  • Crise du nucléaire et regain des mouvements anti-nucléaires
  • Jeremy Corbyn réelu à la tête du Parti travailliste

 

8 octobre toutes et tous à Notre-Dame-des-Landes ! Que résonnent le chants de nos bâtons !

Acculé par les mobilisations massives des 9 janvier et 27 février, le gouvernement a organisé en juin une consultation biaisée. Se croyant forts du résultat de cette mascarade, les pro-aéroport et le premier ministre ont confirmé leur intention de procéder cet automne à l’évacuation et à la destruction de la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, de ses cultures, de sa faune et de sa flore, de ses habitats et activités ainsi que des liens entre toutes celles et ceux qui se sont attaché.es à ce bocage.
[…]
A l’initiative de l’ensemble du mouvement d’opposition au projet d’aéroport, nous marquerons donc le 8 octobre notre volonté commune d’empêcher toute agression contre la ZAD et tout démarrage des travaux. En écho à bien d’autres luttes paysannes, comme au Larzac, nous ferons résonner le sol de milliers de bâtons. Nous les laisserons sur place, en nous engageant ensemble à venir les reprendre, en cas d’intervention, et à défendre la ZAD, ses habitant.es, paysan.nes et l’avenir qui s’y construit.
[…]
Convergeons vers Notre-Dame-des-Landes le 8 octobre 2016,
Rendez-vous à 10h dans le bocage, à pied, en tracteur ou à vélo.
Que chacun-e apporte son bâton, sculpté, décoré et le mette dans les roues du projet.
Tous et toutes ensemble, empêchons l’aéroport !
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Alstom : pour un pôle publique public de transport ecologique

La décision de fermer le site Alstom Belfort est un modèle de brutalité dans la gestion néolibérale des entreprises. Peu importe ce qui est fabriqué, peu importe les métiers et les filières industrielles, peu importe l’utilité sociale : ce qui compte est de savoir si le site est encore valorisable dans une stratégie mondialiste de « création de valeur ». Le PDG Alstom répond non.

Alstom Belfort est le berceau historique de l’entreprise, dans un bassin d’emplois qui comprend l’usine de Peugeot Sochaux à 15 kilomètres. Fermer Belfort, c’est comme si PSA fermait Sochaux : une insulte au travail et aux salarié-es. Dans la mémoire ouvrière locale, mais aussi dans certaines images nationales, Alstom est un modèle de savoir-faire professionnel (trains, turbines, énergie, navires lorsqu’ils étaient encore dans le groupe Chantiers de l’Atlantique). Fermer Belfort est donc une angoisse pour l’emploi (qui partirait en Alsace dans l’usine de Reichshoffen, comme initialement annoncé ?) et un mépris insupportable pour le travail accumulé.

Jean-Claude Mamet

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Pour un changement d’état-civil libre et gratuit et contre la trasnphobie !

La loi « Justice du XXIe siècle », actuellement en discussion au Parlement, prévoit d’assouplir les règles de changement d’état civil pour les personnes trans. En effet, la « constatation médicale » du changement de « sexe » pourrait être abolie. Néanmoins, la loi, même dans sa version la plus « progressiste », prévoit que ce changement d’état civil sera soumis à la décision d’un juge. Contrairement à ce que laissent penser les excitations de la presse réactionnaire, la procédure de changement d’état civil restera longue, complexe et soumise à l’arbitraire judiciaire.

Ce qui est attendu par les personnes trans, c’est un changement d’état civil libre et gratuit, sur simple déclaration en mairie par exemple.
[…]
C’est pourquoi Ensemble! apporte son soutien à toutes les mobilisations allant dans cette direction, telle l’ExisTrans prévue le 15 octobre à Pari

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Crise du nucléaire et regain des mouvements anti-nucléaires

Les derniers mois ont montré la volonté d’EDF d’accélérer la fuite en avant du nucléaire. L’entreprise a arraché de justesse un accord avec le gouvernement britannique pour construire deux EPR à Hinckley Point en collaboration avec le constructeur chinois China General Nuclear Power (CGNP) d’ici à 2025. Coût estimé : 18 milliards de livres (23 milliards d’euros), afin de fournir 7 % de l’électricité britannique. Le prix d’achat fixé de l’électricité dans cet accord est de 92,5 livres (108 euros) le mégawatt pendant 35 ans, soit un prix supérieur à toutes les sources de production électrique dans ce pays. Cela est un élément clé de la tentative de réorganisation de la filière nucléaire, les profits générés étant censés éviter la faillite du nucléaire français. […]
Autant dire que face à ce soutien sans faille du gouvernement au nucléaire et aux orientations d’EDF, le camp antinculéaire, dans toute sa diversité, ne peut que se remettre en marche. On a vu cet été les points marqués à Bure par les opposants au projet Cigeo. En octobre, c’est à Flamanville que la mobilisation se déplace les 1er et 2 octobre pour exiger l’arrêt du chantier de l’EPR, l’arrêt des centrales de plus de 30 ans et défendre la sortie du nucléaire.

Le succès de la mobilisation de Flamanville, préparée par un collectif regroupant des groupes membres du réseau Sortir du Nucléaire et des groupes qui n’en sont pas membres, peut aussi contribuer à la reconstruction d’un mouvement antinucléaire unitaire, indispensable pour vaincre ce lobby tentaculaire, à un moment de crise de l’industrie nucléaire.

Vincent Gay

>> L’article complet>> Plus d’infos :

 

International – Jeremy Corbyn réelu à la tête du Parti travailliste

Après le référendum sur la sortie de l’Union européenne – le fameux « Brexit » – la droite du Parti travailliste a tenté de remettre en cause la légitimité de Jeremy Corbyn, premier leader élu directement par les militants et les sympathisants.
[…]
La tentative de la droite du Parti travailliste de fermer la « parenthèse Corbyn » vient d’échouer.

Samedi 24 septembre, les résultats de la consultation interne viennent d’être publiés. Ils sont sans appel : malgré la défiance du groupe parlementaire, le contrôle des blairistes sur l’appareil travailliste et l’invalidation de dizaines de milliers de nouveaux adhérents, Corbyn recueille 62% des suffrages, dont 59% des membres du parti, 70% des « sympathisants enregistrés » et 60% des « sympathisants affiliés ».

Cet évènement ne peut manquer de percuter la gauche radicale. Celle-ci a, de façon assez unanime, salué cette réélection, considérée comme la manifestation d’un fort sentiment hostile à la droite conservatrice et à ses politiques d’austérité. Pour autant, il existe bien un débat sur la manière dont la gauche radicale doit se situer par rapport au « phénomène Corbyn », par rapport à Momentum – « L’élan », le mouvement politique créé pour soutenir Corbyn – voire par rapport au Parti travailliste lui-même.

Pour nourrir la réflexion, on trouvera ci-dessous la traduction de deux articles publiés par Socialist Resistance et par le Socialist Workers Party.

François Coustal

>> L’article complet avec les traductions des deux articles anglophones>> En savoir plus  :

>> Plus d’actualité internationale  :

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