Les réactions du PCF et d’EELV à la crise du porc

Voir aussi : CRISE AGRICOLE : COMMUNIQUÉ de PRESSE des AMI-E-S du FDG Est Morbihan

C’est le goinfrage de la grande distribution qu’il faut bloquer !

Par Xavier Compain (PCF)

Aux éleveurs qui bloquent les routes et expriment leur désarroi devant la précarité économique à laquelle ils sont acculés, il faut apporter des réponses politique fortes.

L’appel à la bonne conduite commerciale des GMS (Grandes et Moyennes Surfaces) par le gouvernement est un emballage vide.

Comme l’a indiqué récemment le Parti Communiste Français dans une proposition de loi, des mesures de soutien auraient du être déclenchées préventivement.

Lorsque qu’on est de gauche il faut être courageux!

Dans ses  15 mesures immédiates pour la France, le PCF veut encadrer les marges de la grande distribution !

Un coefficient pourrait être appliqué dès maintenant à tous les produits de base, garantie d’un juste prix pour consommateurs comme pour les paysans.

Monsieur Le Foll, la priorité c’est l’Europe, pas le marché au cadran !

Par Sophie Bringuy (EELV), vice-présidente du conseil régional Pays de la Loire,  René Louail (EELV), président du groupe EELV à la Région Bretagne,  Joël Labbé (EELV), sénateur du Morbihan, Yannick Jadot (EELV), député européen.

Depuis plusieurs jours, les yeux sont rivés sur le Cadran et une énergie considérable est déployée pour sauver de la noyade un outil obsolète et inadapté, par lequel transitent au mieux 10% des porcs bretons. Nous, écologistes, comprenons le désarroi des éleveurs, poussés au surendettement pour satisfaire la soif du modèle industriel pour des prix toujours plus bas. Si des mesures d’urgence sont importantes, le ministre de l’Agriculture devrait en priorité se consacrer à assurer la mise en œuvre de solutions pour sortir d’une crise profondément structurelle.

> Le modèle actuel est maintenu sous perfusion depuis trop longtemps, avec la complicité des responsables politiques qui se sont succédé au pouvoir, sous la pression des plus gros producteurs et des organismes économiques, qui prennent des risques inconsidérés sur de très hypothétiques parts de marché à l’international dans un contexte géopolitique très incertains. Les dévaluations successives du Yuan confirment la grande fragilité de ce système. L’évidence des faits, dans un secteur responsable de dégâts sociaux et environnementaux considérables, doit nous conduire à changer radicalement de cap, notamment en :

> – réactivant le mécanisme d’intervention et de régulation européen. Les lobbies politiques et industriels libéraux ont vidé de leur substance les organisations qui depuis les années 70′, sont chargées de réguler le marché, notamment en agissant sur les droits de douanes pour protéger le marché intérieur. Il est urgent de leur redonner du pouvoir !

> – responsabilisant les surproducteurs de leurs excédents. Aujourd’hui, nous produisons 107% de nos besoins à l’échelon européen. Cette situation génère gaspillage, chute des prix et injustices. Travaillons à la mise en œuvre de projets alimentaires territoriaux pour ajuster notre production à nos besoins.

> – développant une production soutenable et de qualité. En cette année de COP 21, nos régimes alimentaires sur-carnés seront remis en cause. Pour le climat, il nous faut manger mieux et moins de viande. Avec des mécanismes de régulation européens efficaces, nous pourrons développer les productions à forte valeur ajoutée, basés sur des systèmes de production vertueux, et organiser des filières de proximité garantes de qualité et de santé pour les consommateurs, de revenus décents pour les éleveurs, et compatibles avec les enjeux climatiques.

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