Le règne de la finance, c’est non

oxi-greece-noLes réactions du Front de Gauche

La victoire du « non » doit être respectée (Pierre Laurent)

Le peuple grec vient de refuser, avec un « OXI » écrasant (59,7%) l’ultimatum lancé par les créanciers. C’est la deuxième fois en 6 mois qu’il rejette l’austérité. La deuxième fois qu’il dit en même temps son attachement à l’Europe.

Les chantages financiers et mesquineries politiques n’auront pas eu raison du souffle de dignité et de liberté qui a envahi le berceau de la démocratie. Je salue le courage des grecs, de Syriza et du gouvernement Tsipras. C’est notre victoire à toutes et tous. Ce soir, nous sommes heureux et fiers d’avoir tant lutté avec eux, pour que renaisse un espoir.

Je mets en garde contre toute nouvelle entreprise de pression politique et financières sur le peuple grec. Le respect des choix souverains des peuples doit être la règle à l’avenir, et le point de départ des futures négociations.

La France devra en tirer les conséquences. J’attends de notre gouvernement un respect total du résultat de ce referendum et des actes forts pour la recherche immédiate d’un accord.

Vive le peuple grec! (Daniel Simonnet et Eric Coquerel)

Malgré une propagande éhontée pour le oui orchestrée par Bruxelles Berlin et l’oligarchie grecque, OXI l’a emporté. Le PG salue la 2ème victoire d’Alexis Tsipras et de son gouvernement. Comme en 2005 en France, le peuple Grec a dit son refus de l’Europe Austéritaire. Mais contrairement à ce qui s’est passé en France avec l’adoption du Traité de Lisbonne, il n’y aura cette fois pas recours pour la Troïka : en Grèce le peuple et le parlement résistent à l’unisson. Le PG s’oppose à toute exclusion de la Grèce de la zone Euro. Nous exigeons de François Hollande et du gouvernement français qu’ils se rangent enfin du côté du peuple Grec. Il faut enfin reprendre des discussions sérieuses sur les bases de la renégociation de la dette et du mandat défendu par Alexis Tsipras. Dans l’immédiat, la BCE doit cesser son chantage aux liquidités. Tout autre choix entraînerait une crise certainement mortelle dans la zone euro et au delà l’UE. Désormais les seules responsabilités sont du côté de l’Europgroup. Plus que jamais nous appelons le peuple français à exprimer sa solidarité avec la Grèce.

Victoire du Non contre la politique antidémocratique de l’Union européenne (Ensemble!)

Le peuple grec a tranché. Les dirigeants européens ont été mis en échec

La victoire du Non c’est un non à toujours plus d’austérité, à toujours plus de régression sociale que la troïka, les institutions européennes et internationales voulaient imposer contre quelques milliards.

Le peuple grec n’en peut plus d’une politique européenne qui entraine chômage, précarité, pauvreté, destruction des services publics et de santé.
L’essentiel des dizaines de milliards des différents plans d’aide a eu pour seule fonction de sauver les banques de la banqueroute. La population n’a bénéficié que de la portion congrue.

Durant les «négociations » ces derniers mois, les dirigeants de l’Union européenne, de l’Eurogroupe, de la BCE et du FMI n’ont eu de cesse de vouloir humilier le gouvernement d’A. Tsipras et ont tout fait pour le discréditer, provoquer sa chute et le remplacer par un nouveau gouvernement tout dévoué à Bruxelles.

« Ensemble! » exprime toute sa joie, et toute sa solidarité avec le peuple grec, devant cette victoire de la démocratie contre les saigneurs du monde qui n’ont pas hésité à faire une campagne éhontée de pression et de rumeurs, utilisant tous les moyens à leur disposition, pour faire pencher la balance du coté du oui.

Le peuple grec ouvre une nouvelle voie en Europe, la voie d’une politique alternative attentive aux besoins sociaux et humains, à la démocratie, et refusant de les sacrifier pour le plus grand profit des banques et des multinationales.

F. Hollande doit respecter le vote du peuple grec.

La lutte va continuer contre des créanciers et les institutions internationales qui refusent de reconnaître que la dette de la Grèce est illégitime et insoutenable.

Les manifestations de ces derniers jours, l’unité intersyndicale (CGT, FO, FSU, Solidaires) ont montré que la solidarité pouvait devenir plus forte. Dans un récent sondage, 65% des personnes interrogées ont répondu qu’elles auraient voté non.

La solidarité internationale doit continuer et s’amplifier pour faire respecter le Non du peuple grec.

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