Migrants : 1200 morts en une semaine. Arrêtons le massacre

Ils fuient la guerre, l’extrême misère, la violence, le terrorisme et pourtant ils empruntent la voie migratoire la plus dangereuse du monde : la Méditerranée. Depuis le début de l’année 2015, une personne y meurt toutes les deux heures, depuis 2000, près de 22 000 migrants sont morts en tentant cette traversée.

June 7, 2014 - Mediterranean Sea / Italy: Italian navy rescues asylum seekers traveling by boat off the coast of Africa. More than 2,000 migrants jammed in 25 boats arrived in Italy June 12, ending an international operation to rescue asylum seekers traveling from Libya. They were taken to three Italian ports and likely to be transferred to refugee centers inland. Hundreds of women and dozens of babies, were rescued by the frigate FREMM Bergamini as part of the Italian navy's "Mare Nostrum" operation, launched last year after two boats sank and more than 400 drowned. Favorable weather is encouraging thousands of migrants from Syria, Eritrea and other sub-Saharan countries to arrive on the Italian coast in the coming days. Cost of passage is in the 2,500 Euros range for Africans and 3,500 for Middle Easterners, per person. Over 50,000 migrants have landed Italy in 2014. Many thousands are in Libya waiting to make the crossing. (Massimo Sestini/Polaris)

Photo Massimo Sestini/Polaris

Les migrants qui décident de partir connaissent pourtant les dangers de cette route migratoire mais ils n’ont d’autres choix : ils fuient la guerre en Syrie,en Irak, sont chassés de Lybie par des milices terroristes, font face à la violence dans leurs propres pays ou dans les pays voisins, se heurtent à la fermeture des voies terrestres et des voies de migrations régulières. Ils sont à la merci de passeurs sans scrupules, de milices armées, de groupes terroristes, sont victimes d’agressions physiques, de tortures, de détentions forcées, de viols. Alors, ils fuient, nombreux, même si à l’échelle de l’Union Européenne, ces migrants représentent une part infime de la population de nos pays (270 000 migrants pour 512 millions d’européens !).

Face à cette crise humanitaire, les récentes réponses de l’Union Européenne sont tragiquement insuffisantes. L’opération « Mare Nostrum » qui avait permis de sauver nombre de vies a pris fin en 2014 et n’a pas été poursuivie. Même si les financements ont été récemment triplés, le périmètre maritime d’intervention de l’opération « Triton »  est insuffisant pour venir au secours des navires naufragés.

L’Union Européenne se doit d’appliquer le droit d’asile envers les réfugiés qui fuient la guerre, le chaos, les persécutions qui ravagent ses pays frontaliers.

Les gouvernements européens doivent coopérer et offrir des choix plus sûrs :

> plus de places de réinstallation, d’admission humanitaire, de voies de migration régulières afin d’offrir une véritable alternative à la traversée par la mer.

> étendre les zones de sauvetage dans le cadre des opérations humanitaires multinationales européennes destinées à porter secours aux réfugiés et aux migrants

> poursuivre de manière impitoyable les cartels organisés qui s’enrichissent sur ce trafic d’êtres humains.

Cessons de nous taire. Interpellons nos gouvernements. Refusons ce crime contre l’humanité.

Rassemblement samedi 9 Mai 11h. Esplanade du port de Vannes à l’appel de RESF, la Cimade, l’ASCEAP, FSU 56, PCF 56, PG56, Ensemble!, EELV,  Front de Gauche 56.

image_pdf

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <s> <strike> <strong>