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Mar 30

FDG 56 : soutien aux Guyanais

GuyaneLe Front de Gauche du Morbihan apporte tout son soutien à la lutte du peuple guyanais et se réjouit de l’immense succès de la grande manifestation de la journée de mardi. Lancée en 24 heures elle a rassemblé probablement plus de 20 000 guyanais. À l’appel de 37 syndicats la Guyane est entrée en grève générale parce que la Guyane connaît des maux d’une ampleur inouïe.

Outre les terres confisquées par l’État qui paralyse la paysannerie, les guyanais vivent majoritairement dans la précarité. 1/6 des personnes n’ont pas d’accès direct à un service d’eau potable. Le taux de chômage global est de 22,3 % soit 2 fois celui la France. Le revenu annuel moyen en Guyane est inférieur de plus de 44 % de celui de l’Hexagone et on compte près de 4 fois plus de bénéficiaires du revenu de solidarité active RSA. Les produits alimentaires sont 45 % plus chers qu’en France, les logements 20 % plus chers. Il y a en Guyane 2 fois moins de médecins qu’en France, et il n’y a que 24 médecins spécialistes pour 100 000 habitants. Certaines femmes sont à plus de 400 km d’une maternité et doivent parfois s’y rendre en pirogue.

La situation de l’éducation est catastrophique. Les moins de 20 ans qui sont 43 % de la population (24 % en métropole) sont les plus touchés par la précarité économique. 40 % des 15 24 ans sont au chômage, la moitié des 15 24 ans seulement est scolarisée contre 60 % en France. Seulement 30 % des lycéens parviennent au baccalauréat. 2000 enfants sont déscolarisés. On ne s’étonnera pas que le taux de délinquance soit 13,5 fois plus élevée à Cayenne qu’à Paris.

La santé est en piteux état avec 2 hôpitaux en souffrance et le 3e à Kourou  a vu sa vente à des investisseurs privés être in extremis refusée par la ministre de la santé. 60 % des décès à l’hôpital auraient pu être empêchés si les patients avaient été pris en charge dans un hôpital de France. Depuis 10 – 15 ans les demandes des services déconcentrés de l’État ne sont jamais exaucées, les services police justice sont exsangues. Pour l’immense majorité des Guyanais cette situation est clairement liée à la condition de colonie déguisée en département puis en région et dernier maquillage en collectivité.

Aux côtés du mouvement syndical se trouvent les organisations autochtones de Guyane. Elles veulent la ratification de la convention 169 de l’OIT qui préserve les droits des peuples indigènes et notamment la rétrocession foncière. C’est toute la Guyane qui souffre nous sommes à ses côtés dans sa lutte légitime. C’est aussi pour nous l’occasion de réaffirmer  notre volonté de voir tous les peuples en situation coloniale sous pavillon français accéder à leur autodétermination.

 

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